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Sherbrooke étudiera la baisse de taxes en échange de droits de passage de motoneiges

Un adepte de motoneige gravit une pente enneigée à Murdochville.

Murdochville est devenue une destination de niche pour les sports d'hiver.

Photo : Emie Jacques

Charles Beaudoin

Le comité exécutif de la Ville de Sherbrooke se réunira mardi afin de trouver des solutions à l'impasse qui pourrait priver les clubs de motoneiges et de quads de la région de droits de passage névralgiques à leurs opérations.

C'est ce que le maire Steve Lussier a affirmé au vice-président du Club de motoneigistes Harfang de l'Estrie, Marc Lachance, qui lui demandait une nouvelle fois de rétablir l'ancien zonage commercial des propriétés qui se trouvent sur le chemin Laliberté, dans le secteur Saint-Élie.

Ce sera peut-être de voir la façon qui a été faite au Saguenay au niveau peut-être d'une baisse du montant des taxes de leur terrain, mais je ne veux pas m'avancer encore, a indiqué le maire Steve Lussier au terme de la séance du conseil municipal.

Steve Lussier, maire de Sherbrooke, lors d'un scrum avec les journalistes

Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

Mécontents d'avoir perdu la possibilité de construire des édifices commerciaux lors de la refonte du schéma d'aménagement il y a quatre ans, les propriétaires touchés ont résilié le droit de passage aux motoneigistes cette année, ce qui prive ces derniers d'accès pour rejoindre les secteurs de Valcourt et de Saint-Denis-de-Brompton notamment.

L'un des propriétaires de terrains, Pierre Vaillancourt, affirme que ce n'est pas de gaieté de coeur qu'il empêche les motoneigistes de circuler sur son terrain, mais se montre plutôt méfiant envers les élus.

L'année passée, on a eu une réunion avec le maire et M. Tremblay, qui était urbaniste, qui nous avaient dit qu'ils regarderaient pour nous redonner nos droits d'une autre façon. On les a crus, on leur a donné une poignée de main et on a ouvert le sentier. On a demandé des écrits et on ne nous en a pas donnés... ce sont des gens qui, politiquement, sont habiles, contre des travailleurs et des entrepreneurs, note M. Vaillancourt.

Marc Lachance a rappelé que la motoneige représentait une industrie de 3,2 milliards de dollars de retombées économiques pour la province. Un montant qui ne comprend pas les autres véhicules hors route.

Si ça demeure comme ça, les gens ne pourront vraiment plus sortir. Les gens qui viennent de Stanstead, de Magog et d'Ayers Cliff ne peuvent pas venir chez moi et ils ne peuvent pas s'en aller vers la Beauce, Québec ou même le secteur Brompton ou Racine. On est vraiment enclavés entre les secteurs Rock Forest et Saint-Élie, déplore la présidente du Club VTT Arc-en-ciel de l'Estrie, Anne-Marie Leclerc.

De son côté, le conseiller et président du comité consultatif d'urbanisme, Vincent Boutin, a réitéré que la Ville ne reviendra pas en arrière avec un changement de zonage.

Au-delà de la recommandation du gouvernement provincial et du MAMOT, nous, à l’interne, on s’est posé la question à savoir si c’était logique de redonner ces usages-là près de l’autoroute 10, vraiment excentrée du centre et notre réponse est non.

Vincent Boutin, conseiller municipal et président du comité consultatif d'urbanisme

Même s'il se dit empathique à leur situation, Vincent Boutin conteste la façon de faire des propriétaires du chemin Laliberté.

On ne peut pas, avec des menaces de citoyens, prendre des décisions émotives comme ça. [...] Si les gens savent que dès qu’on a des menaces, on pli, je ne pense pas que ça va servir l’intérêt public, mentionne-t-il.

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