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Un premier témoin entendu au procès pour extorsion d’un ancien maire de Thunder Bay

L’avocat Brian Greenspan, Marisa et Keith Hobbs.

Le maire Keith Hobbs et sa femme Marisa parlent à leur avocat Brian Greenspan, à l’extérieur du palais de justice de Thunder Bay, en 2018.

Photo : CBC/Kris Ketonen

Radio-Canada

Lors de la première journée du procès pour extorsion de l’ancien maire Keith Hobbs, de sa conjointe Marisa Hobbs et de Mary Voss, le juge a entendu un premier témoin, Craig Loverin, un ami de la présumée victime. Il avait signalé à la police les supposés agissements des trois accusés.

M. Hobbs en était à son deuxième mandat comme maire lorsque les accusations d’extorsion ont été déposées, en 2017. Le procès devant juge seul est présidé par le juge Fletcher Dawson, de la Cour supérieure de l’Ontario.

Le trio est accusé d'avoir tenté de forcer la victime présumée, un homme dont l'identité est protégée par un interdit de publication, à acheter une maison pour Mme Voss.

Les accusés auraient menacé de partager des informations compromettantes à la police s'il n'obtempérait pas.

Keith et Marisa Hobbs avaient également été accusés chacun d'un chef d'entrave à la justice,mais ces accusations ont été retirées à la suite de l'enquête préliminaire.

Le début du procès a été retardé en raison de problèmes techniques avec l’équipement permettant d’enregistrer les procédures, ce qui a entraîné un changement de salle d’audience.

Les trois accusés ont plaidé non coupables.

Le palais de justice de Thunder Bay.

Le procès se déroule au palais de justice de Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Dans sa déclaration d’ouverture, le procureur de la Couronne Peter Keen a affirmé que l’extorsion est un crime odieux à traduire en justice.

Il a ajouté qu’il n’y avait pas de lien entre les Hobbs et la victime présumée avant octobre 2016.

Le couple éprouvait des difficultés financières et il avait offert un chèque de 10 000 $.

Qui conduit le bus? a demandé Me Keen, arguant que le couple Hobbs a mené les efforts d’extorsion et que la victime s’est retrouvée impliquée malgré elle.

M. Keen a déclaré qu’il y a eu un échange de messages entre Marisa Hobbs et Mary Voss, disant qu’elles ne devraient pas demander d’argent parce que cela pourrait être considéré comme du chantage ou de l’extorsion.

Le premier témoin, Craig Loverin, a été appelé à la barre peu avant une pause. Il avait approché la GRC au sujet des agissements de Keith Hobbs.

M. Loverin connaissait la victime présumée depuis des années avant les événements faisant l’objet du procès.

Il s’est dit de plus en plus préoccupé par l’augmentation apparente de la consommation d’alcool de son ami et par son comportement erratique.

La victime lui a montré un testament, affirmant qu’il valait 50 millions de dollars, mais qu’il était faux. M. Loverin a raconté avoir écrit sur le document que le testament devrait être annulé.

Craig Loverin a témoigné que son ami et Mary Voss se connaissaient depuis 2014. Elle a d’abord travaillé pour lui comme femme de ménage avant qu'ils habitent ensemble.

Le témoin a dit à la cour que la relation est devenue très tendue à l’automne 2016, à peu près au même moment où la victime et les Hobbs semblaient passer de plus en plus de temps ensemble.

M. Loverin a aussi raconté qu’il avait reçu un appel téléphonique étrange de Keith Hobbs, qui lui a dit avoir suivi une formation d’un groupe de travail mixte de la GRC lorsqu’il était policier.

Craig Loverin doit terminer son témoignage mardi matin.

Les accusations contre M. Hobbs sont liées à une affaire criminelle antérieure contre l’ancien chef de police de Thunder Bay, J.P. Levesque, qui a été accusé d’entrave à la justice et d’abus de confiance pour avoir révélé au maire qu’il faisait l’objet d’une enquête.

Les accusations portées contre M. Levesque ont été rejetées en janvier 2018 à l’issue d’un procès de deux semaines.

Avec les informations de CBC

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