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La Société des arts queer de Calgary milite pour un environnement de travail inclusif

Le directeur James Demmer, en gros plan.

Le directeur de la Société des arts queer de Calgary estime que l'inclusion LGBTQ+ est aujourd'hui le mot d'ordre pour un nombre croissant de groupes et d'entreprises.

Photo : Radio-Canada / Émilie Vast

Émilie Vast

Une fois par an, la Société des arts queer de Calgary propose des conférences et des ateliers ouverts à tous. Cette année, on y parle de violence domestique, de santé, d'itinérance et de la place de membres de la communauté LGBTQ+ dans les entreprises et les organismes.

La Loi canadienne sur les droits de la personne interdit la discrimination en raison notamment de l'orientation sexuelle et, depuis 2017, de l'identité ou de l'expression de genre.

Et selon le directeur de la Société des arts queer de Calgary, James Demmer, de plus en plus d'entreprises, d'organismes communautaires et de professionnels vont bien au-delà de la loi en visant l'inclusion de membres de la communauté LGTBQ+.

Peu importe qui vous êtes ou l’endroit où vous travaillez, je peux vous garantir que vous côtoyez des membres de la communauté LGBTQ+.

James Demmer, directeur de la Société des arts queer de Calgary

Peut-être que vous ne le savez pas. Et si vous ne le savez pas, on peut faire en sorte que cela change.

Des gens assistent à une conférence.

Cela fait quatre ans que la Société des arts queer de Calgary organise ces journées de conférence. Le succès est grandissant, selon les organisateurs.

Photo : Radio-Canada / Émilie Vast

M. Demmer explique qu’il est important que les membres de la communauté LGBTQ+ puissent être eux-mêmes au travail : pouvoir par exemple raconter leur week-end de ski avec leur conjoint sans avoir peur du regard de leurs collègues ou pouvoir entamer un changement de sexe sans avoir peur de perdre leur emploi. 

Nous savons que, lorsque les gens peuvent être eux-mêmes au travail, la rétention augmente. Les salariés restent, ils s’investissent plus dans l’entreprise.

Faire des gestes concrets

À l’inverse, en cas de discrimination ou de harcèlement, selon Tamar Dinner du Centre pour la sexualité de Calgary, on constate une augmentation des problèmes de santé mentale et des risques de plaintes et de poursuites. Le Centre, dit sa responsable des formations, offre un audit qui permet aux entreprises de faire un état des lieux et de déterminer quelles sont les mesures à instaurer.

James Demmer souligne qu’il est important de revoir la politique de l’entreprise en matière de ressources humaines pour que l’inclusion des personnes LGBTQ+ y figure. La plupart des personnes queer, lorsqu’elles vont postuler dans une entreprise, elles vont aller lire la politique des ressources humaines. Si l’inclusion n’y figure pas noir sur blanc, alors elle n’existe pas [pour elles].

James Demmer donne d’autres exemples comme offrir des toilettes neutres ou demander à chaque employé d’ajouter le pronom qu’il souhaite pour le représenter - il, elle ou iel [pronom neutre]  - dans sa signature de courriel.

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Alberta

Communauté LGBTQ+