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Grève au CN : des entreprises inquiètes

Un train de la Canadian National.

Les quelque 3000 employés du CN au Canada pourraient déclencher une grève générale illimitée à compter de minuit lundi.

Photo : Brent Lewin/Bloomberg

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les entreprises qui utilisent le train pour la livraison de leur marchandise ont dû se préparer pour une éventuelle grève du Canadien National (CN), une perspective qui s'est finalement concrétisée à minuit mardi.

Les 3000 employés du CN au Canada, qui sont membres du syndicat des Teamsters (affilié à la Fédération des travailleurs du Québec), débraient pour une période indéterminée.

Il s’agit d’un véritable casse-tête pour ces compagnies parce que la solution de rechange, le transport routier, n'est pas suffisante.

Les entreprises doivent dénicher un plan B. C'est notamment le cas de Produits forestiers Résolu (PFR), dont la majorité de la production de bois d'oeuvre et de papier est acheminée par train.

Il faut mettre en place un plan de contingence et malgré le fait qu'on puisse avoir le meilleur plan possible, il se peut que ce conflit avec le CN ait des répercussions, pas seulement sur l'industrie des produits forestiers, mais aussi sur l'ensemble des utilisateurs du transport par train. C'est un système qui fonctionne, à des coûts économiques pour nous et qui nous permet de rester compétitifs sur les marchés, note le porte-parole de PFR, Karl Blackburn.

L’industrie du camionnage ne peut faire face à la demande.

La direction de Transport Jules Savard, à Chicoutimi, précise qu’elle manque déjà de chauffeurs pour répondre aux besoins. Comme le stipule la loi de l’offre et de la demande, cette hausse pourrait donc entraîner une augmentation des prix.

La voie maritime demeure une option. Port Saguenay ne s'attend toutefois pas à ce qu'une grève du CN ait une incidence sur les activités au port de Grande-Anse. Le directeur général, Carl Laberge, s'attend également à ce qu'Ottawa impose rapidement une loi spéciale en cas de conflit prolongé. L’Association de l'industrie forestière a d’ailleurs déjà formulé une demande en ce sens au gouvernement fédéral.

D'après les informations de Denis Lapierre

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