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Un immeuble dans Saint-Roch pour de jeunes adultes de la DPJ

Le projet immobilier sera situé sur le terrain appartenant à Hydro-Québec, entre de la rue du Prince-Édouard et de la rue de la Reine.

Le projet immobilier sera situé sur l'ancien terrain d'Hydro-Québec, entre de la rue du Prince-Édouard et de la rue de la Reine.

Photo : Radio-Canada / Google Street View

Radio-Canada

Un nouvel immeuble de logements sociaux sera construit dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Il pourra accueillir des jeunes de 16 à 25 ans qui sortent des centres jeunesse et des familles à revenu modeste.

C'est un projet que je rumine depuis plusieurs années, a indiqué le maire de Québec, en conférence de presse, lundi.

Le projet de plusieurs bâtiments comprenant environ 200 appartements et studios prendra place sur le terrain de l'ancien poste d'Hydro-Québec située entre les rues du Prince-Édouard et de la Reine.

Le terrain avait d'abord été acheté par la Ville dans le but d'y construire un stationnement, les appartements seront donc contruits aux étages supérieurs.

Le quart des logements seront attribués à des jeunes, les autres pourront héberger des ménages défavorisés.

Ce nouveau milieu de vie, croit Régis Labeaume, favorisera l'intégration au marché du travail pour des jeunes qui n'ont plus accès aux services de la DPJ et aux centres jeunesse, notamment.

La construction doit débuter en 2021. Les coûts n'ont pas été dévoilés. L'Office municipal d'habitation de Québec agira comme chargé de projet.

Le projet répond aux demandes du milieu de la santé et aux organismes communautaires, ajoute Émilie Villeneuve, membre du comité exécutif à la Ville de Québec.

Plus d'autonomie

Selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale, les nouveaux services offerts aux jeunes ciblés viseront principalement l’animation du milieu de vie, le soutien psychosocial et la formation, tels que des ateliers de cuisine et l'élaboration d'un budget.

En plus de favoriser l’intégration à une mixité sociale, il s’agira d’une offre de services et d’accompagnement adaptée afin de générer la réussite du cheminement personnel de chacun, s’est réjoui Michel Delamarre, président-directeur général du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Près de 150 jeunes n’ont plus accès aux services en protection de la jeunesse puisqu’ils atteignent la majorité, chaque année, selon M. Delamarre. La transition peut être vécue comme un choc pour les jeunes.

Une transition difficile

Quand je suis sortie, ça été très difficile, a témoigné Angie Paradis, qui a fréquenté les centres jeunesse. J'ai rencontré des problèmes de drogues. Je n'avais plus de repère. Il fallait que je trouve de l'argent. C'est vraiment difficile.

On a été habitué à vivre dans l'illégalité toute notre vie. J'ai trouvé ça difficile d'aller voler du papier de toilette dans des salles de bains de dépanneurs, de ne pas avoir de produit pour me nettoyer. C'est difficile de ne pas savoir où est-ce qu'on s'en va, souligne la jeune adulte.

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