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Un célèbre entraîneur d'aviron fait l'objet d'une enquête pour harcèlement

L'homme habillé d'un bonnet et d'un manteau coupe-vent discute avec un autre homme.

L'entraîneur Barney Williams assure qu'il considère son travail comme un privilège et une responsabilité.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Trois athlètes et une quatrième personne occupant un poste d'entraîneur adjoint ont déposé une plainte contre l'entraîneur d'aviron de l'Université de Victoria, Barney Williams, auprès de Rowing Canada Aviron et de l'université.

Une plaignante, Lily Copeland, reproche au médaillé olympique de l'avoir verbalement maltraitée et de l'avoir harcelée. Ce comportement, ajoute-t-elle, l'a plongée dans une dépression autodestructrice.

Tout ce qui importait était ce qu'il pensait de moi. Tout le reste a commencé à s'effondrer.

Lily Copeland, avironneuse

Elle allègue notamment que M. Williams a crié après elle à plusieurs reprises dans une pièce étroite dont la porte était verrouillée. Il lui aurait fait des remarques au sujet de son poids et de son apparence. Elle a alors commencé à s'infliger des coupures et à vomir.

Disant vouloir respecter la confidentialité de l'enquête en cours, Barney Williams a affirmé ne pouvoir répondre de façon détaillée aux questions. Il s'est aussi abstenu de commenter les allégations relevant du processus.

Entraîner des athlètes est un privilège qu'on doit associer à la responsabilité. Je suis déterminé à poursuivre mon cheminement professionnel afin de jouer mon rôle en aidant les étudiantes-athlètes sélectionnées au sein de l'équipe d'aviron de l'Université de Victoria à devenir des meilleures versions d'elles-mêmes sur l'eau et en dehors du plan d'eau, a-t-il dit dans une déclaration écrite.

Les allégations lancées contre lui divisent le milieu de l'aviron et relancent le débat autour de l'entraînement de la vieille école.

La personnalité de l'entraîneur ne fait pas l'unanimité non plus. Si six rameurs qui ont parlé à La Presse canadienne l'ont décrit comme un être dévoué, six autres et deux parents ont dénoncé son favoritisme et sa tendance à vouloir rabaisser ses souffre-douleur, ce qui peut provoquer chez certains des idées suicidaires et de l'anxiété.

La jeune femme est assise, la tête appuyée contre sa main. Elle regarde droit devant elle, comme plongée dans ses pensées.

Lily Copeland a vécu une dépression, dit-elle, à cause du harcèlement.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Au début de l'enquête, les membres de l'équipe ont été informés que M. Williams avait obtenu un congé personnel. Il est revenu à l'Université le mois dernier même si le processus continue de suivre son cours.

La direction de l'Université a refusé de répondre à des questions précises, se réfugiant derrière la loi sur la protection de la vie privée et ses propres politiques de confidentialité. Elle s'est contentée de dire que l'enquête était conduite de manière responsable et que les politiques internes n'exigeaient pas toujours d'une personne visée qu'elle s'absente.

Rowing Canada Aviron ne veut pas faire de commentaires sur une enquête en cours, mais dit appliquer une politique de tolérance zéro en matière d'intimidation, de harcèlement ou de sévices.

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