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Meurtre de Linda Lalonde : tout l'entourage est estomaqué

Photo d'archive de Stéphane Massé.

Stéphane Massé, 38 ans, a été accusé du meurtre prémédité de Linda Lalonde.

Photo : Radio-Canada

Geneviève Garon

Devant une audience qui peinait à retenir ses larmes, Stéphane Massé a comparu lundi pour le meurtre prémédité de son épouse, Linda Lalonde, à Salaberry-de-Valleyfield. C’est la commotion chez les proches du couple, qui n’avaient jamais rapporté d’épisodes de violence conjugale.

Menottes aux poignets, cheveux longs et ébouriffés, Stéphane Massé avait la mine basse debout dans le box des accusés, lundi matin. L’homme de 38 ans n’a pas jeté un regard vers l’audience, alors que de nombreux proches de son épouse pleuraient en silence.

Stéphane Massé fait face à l’accusation la plus grave du Code criminel : meurtre prémédité. L’accusé aurait poignardé sa conjointe de 48 ans dans leur résidence de Salaberry-de-Valleyfield dans la nuit de vendredi à samedi, avant de se rendre à un poste de police de Montréal où il aurait fait des aveux. La preuve révèle une forme de planification, selon la poursuite.

Photo d'archives de Linda Lalonde.

Linda Lalonde, 48 ans, a été tuée de plusieurs coups de couteau dans sa résidence de Salaberry-de-Valleyfield.

Photo : Radio-Canada

La famille était très émotive, on peut la comprendre. C’est un choc pour tous, a déclaré Pierre-Olivier Gagnon, procureur aux poursuites criminelles et pénales, juste après que les proches de Linda Lalonde furent repartis du palais de justice, bras dessus, bras dessous, sans formuler de commentaires.

Les parents de Stéphane Massé semblaient aussi dépassés par les événements.Ils sont estomaqués, affirme l’avocat de l’accusé, Guy Lalonde. La police n’était jamais allée là pour quoi que ce soit, ni violence conjugale ni rien. C’est quelqu’un [Masse] qui n’a pas d’histoire.

Le trentenaire était prestataire d’aide sociale et livrait des pizzas. Il était en couple avec la victime depuis une dizaine d’années.

La violence en silence

Devant la maison du couple, rue Verner, les décorations de Noël que l’accusé et la victime avaient récemment accrochées gisent tristement sur la neige. Des proches se rassemblent à l’intérieur, alors que les voisins peinent à comprendre ce qui s’est passé. Meurtre au premier degré, ça me surprend beaucoup, a déclaré une voisine, Nicole Lecompte. C’étaient des gens que j’ai jamais entendu élever la voix l’un contre l’autre. Ils ne se sont jamais disputés.

De multiples décorations de Noël gonflables sont installées devant la maison.

Linda Lalonde a été retrouvée morte dans cette maison de Salaberry-de-Valleyfield.

Photo : Radio-Canada / Kolya Hubacek-Guilbault

C’est sûr que les voisins n’ont pas vu le monstre. Il n’y avait pas de monstre quand il sortait ses poubelles, il n’était pas monstrueux dans ces moments-là, soutient le coordonnateur de l’organisme de prévention de la violence conjugale Via l’Anse, Mario Trépanier.

Ni l’accusé ni la victime n’étaient connus des ressources d’aide de la région. Mario Trépanier réitère l’importance de briser l’isolement dans les situations de violence conjugale et d’avoir un entourage à l’affût.

Ce qu’on dit, ce qu’on répète systématiquement, aux hommes en particulier, c’est de ne pas rester pris avec une situation de stress, de rage contenue. Venez demander de l’aide, dit-il.

Stéphane Massé demeure détenu et sera de retour en cour le 17 décembre prochain. Il lui est interdit de communiquer avec la famille de la victime.

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