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Devant le tribunal pour une poupée de la taille d'un enfant

Antoine Gagnon portant un complet bleu avec une cravate rouge marche le regard sévère.

Antoine Gagnon au palais de justice de Québec; il est accompagné de l'un de ses avocats, Gervais Labrecque.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

Le procès d'un ex-avocat de Québec pour importation et possession de pornographie juvénile s'est ouvert lundi au palais de justice. Antoine Gagnon est accusé d'avoir acheté une poupée de la taille d'un enfant.

Au moment de déposer les accusations, la poursuite avait déclaré que les caractéristiques de la poupée enfant ne laissaient planer aucun doute sur les intentions de l'accusé.

Lundi, la Couronne a amorcé sa preuve par le témoignage d’Olivier Simard, l'enquêteur principal au dossier. Le sergent-détective du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a expliqué les circonstances menant à l'arrestation de l'accusé le 8 juin 2017.

La poupée de silicone avait préalablement été interceptée par les douaniers canadiens à l'aéroport de Mirabel qui ont alerté le SPVQ.

C'est un policier déguisé en livreur qui a remis le colis à l'accusé à son domicile. Une heure et demie plus tard, les policiers procédaient à une saisie dans son appartement du quartier Saint-Jean-Baptiste.

La boîte n'avait pas été ouverte par Antoine Gagnon.

Un enquêteur transporte une boîte contenant une poupée érotique au palais de justice de Québec.

L'enquêteur principal au dossier a déposé la poupée en preuve lors des procédures. L'objet a une taille d'environ un mètre, soit celle d'un enfant de trois à cinq ans.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La poupée au cœur du litige a été déposée en preuve lundi avant-midi. L'objet d'une grandeur de près d'un mètre présente une taille similaire à celle d'un enfant de trois à cinq ans. De la lingerie et des accessoires se trouvaient également dans la boîte.

Le juge Jean Asselin a décrété un huis clos pour empêcher que l'objet soit vu du public. Les journalistes ont cependant pu demeurer dans la salle.

Recherches informatiques

Le sergent-détective Claude Poulin de l'unité de l'extraction des données du SPVQ a pour sa part expliqué les recherches informatiques réalisées sur les ordinateurs de l'accusé.

Les démarches ont permis de trouver cinq concordances de mots-clés se trouvant sur le bon de livraison de colis et dans un ordinateur portable, notamment le numéro de repérage du colis.

L'historique de navigation a également révélé des recherches sur le sujet des poupées érotiques de petite taille et la consultation de sites et de forums sur le sujet.

Le contre-interrogatoire de l'enquêteur s'amorcera mardi.

L’accusé aujourd'hui âgé de 31 ans a assisté aux procédures. Il était assis dans la première rangée de la salle d'audience toute la journée.

Au moment d'acheter la poupée, il travaillait dans un bureau d’avocats criminalistes, mais il a démissionné du barreau à la suite de l’enquête policière.

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