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Plus du tiers des personnes tuées par balles par la GRC étaient autochtones

Ruban de police jaune.

Ruban de police jaune.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Léger

Radio-Canada

Un peu plus du tiers des personnes tuées par balles entre 2007 et 2017 par un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) étaient des Autochtones, selon un document interne obtenu par le Globe and Mail.

Dans la note interne destinée au ministre sortant de la Sécurité publique Ralph Goodale, la GRC dévoile que ses agents ont tué par balles, dans cette période de dix ans, 61 personnes à travers le Canada. De ce nombre, 22 étaient autochtones, soit une proportion de 36 %.

De plus, 12 de ces personnes ont été tuées dans une réserve autochtone ou dans une communauté inuit, précise le document obtenu par le Globe and Mail en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Le corps policier fédéral se défend en indiquant que si cette statistique peut sembler disproportionnée, la GRC ne se compare à aucun autre service de police canadien, puisqu’elle sert plus de 600 communautés autochtones (environ 67 % des détachements de la GRC servent dans des communautés autochtones.)

Une opinion que ne partage pas Perry Bellegarde, grand chef de l’Assemblée des Premières Nations du Canada, interviewé par le Globe and Mail, qui juge cette statistique « absolument inacceptable ».

Nous représentons environ 5 % de la population totale du Canada, explique-t-il. Bien sûr que c’est surprenant d’être 36 % des personnes mortes par balles par la GRC.

Le grand chef promet de porter plainte directement auprès de la commissaire de la GRC, Brenda Lucki.

Au-delà du nombre d’Autochtones tués par ses agents, le corps de police fédérale a déclaré au Globe and Mail ne pas tenir de statistiques basées sur l’origine ethnique des personnes impliquées dans des incidents.

Des 61 personnes tuées, 37 étaient caucasiennes, une était « originaire du Moyen-Orient » et une autre était métissée.

Aucun des policiers impliqués dans ces cas n’a été visé par des mesures disciplinaires puisque la plupart des fusillades étaient justifiées, toujours selon la note interne.

La GRC a également déclaré que tous ses agents étaient formés pour « servir sans biais » et pour faire en sorte que des situations tendues puissent être calmées.

Avec les informations du Globe and Mail

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