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Vol dans les épiceries : un syndicat exige plus de mesures de sécurité

Un chariot dans une épicerie.

Les épiceries sont les premières victimes du vol à l'étalage à Winnipeg. Le syndicat représentant les employés des magasins de l'entreprise Loblaw et de la coopérative Red River demandent des changements.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Le problème du vol à l’étalage dans certaines épiceries de Winnipeg pousse un syndicat à exiger des changements afin d’améliorer la sécurité des employés et de réduire le nombre de vols.

Selon le président de la section 832 du Syndicat des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, Jeff Traeger, les employés ont reçu le mot d'ordre de ne pas intervenir lorsqu’ils sont témoins d’un vol. Il estime qu’une présence policière accrue dans les magasins est nécessaire pour régler le problème.

Le syndicat représente également les agents de sécurité qui travaillent dans les magasins. M. Traeger qualifie les agents de moyens visuels de dissuasion, mais ils n’ont aucune autorité pour arrêter une personne qui commet un vol. 

Le syndicat représente 8000 employés au Manitoba qui travaillent dans les magasins Red River Co-op et les magasins rattachés à l'entreprise Loblaw, notamment Real Canadian Superstore, Shoppers Drug Mart, Extra Foods et No Frills.

La situation dans les épiceries est différente de celle des magasins d’alcool, où les voleurs dérobent la marchandise sur les étagères. Les voleurs se rendent dans les zones réservées aux employés, volent dans cette zone et sortent par une issue de secours ou par une porte à l'arrière des magasins, a déclaré Jeff Traeger. Ils prennent ce qu'ils veulent et s'enfuient.

Toutefois, accroître la présence de policiers pourrait ne pas être possible. La police de Winnipeg fait face à des compressions, ce qui pourrait avoir une incidence sur le nombre de policiers qui patrouillent dans les rues.

Loblaw a déclaré faire occasionnellement appel à des agents de police rémunérés du Service de police de Winnipeg, sans toutefois préciser si elle utiliserait cette mesure plus fréquemment.

Inquiétude quant à la sécurité

L'ajout de policiers n'est pas la bonne façon d'aborder le problème, estime pour sa part la professeure adjointe de criminologie à l'Université de Winnipeg Bronwyn Dobchuk-Land.

Selon Mme Dobchuk-Land, les causes fondamentales de la criminalité sont notamment la pauvreté et l’itinérance causées par l'austérité. Suggérer des investissements publics dans les activités de maintien de l'ordre n'a aucun sens, à son avis.

Selon elle, le fait que des magasins paient pour une présence policière ne résoudra pas le problème.

Jeff Traeger s’inquiète pour la sécurité des employés qu’il représente.

En février, il a suggéré aux compagnies Loblaw et Red River Co-op de s'assurer que les caissiers travaillent près les uns des autres et que les employés ne travaillent pas dans des endroits isolés. Il a aussi soulevé l'importance d’améliorer l’éclairage.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, Loblaw dit comprendre la préoccupation constante du vol dans les commerces de détail, mais que le risque potentiel pour les employés et les clients prime sur les pertes financières de l’entreprise.

Red River Co-op n’a pas encore répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

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Manitoba

Prévention et sécurité