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Congédiée en congé de maternité, une jeune mère tente de réintégrer son ancien poste

Une femme qu tient son bébé dans ses bras.

Après avoir effectué une enquête, le ministère du Travail de l'Ontario a statué sur le fait que la Société canadienne du sang avait eu tort de licencier la Sudburoise Amy Gravelle.

Photo : Amy Gravelle

Radio-Canada

Une femme de Sudbury se tourne vers la Commission des relations de travail de l’Ontario pour réclamer l’emploi qu’elle occupait avant d’aller en congé de maternité. Elle estime que son licenciement est injuste et contraire à la Loi sur les normes de l’emploi.

Amy Gravelle indique que, pendant qu’elle était en congé de maternité, elle a reçu un appel de son employeur - la Société canadienne du sang - pour l'informer que son ancien poste de coordonnatrice d’événements avait été fusionné avec celui de gestionnaire régional et qu’il n’y aurait plus de travail pour elle.

Selon Mme Gravelle, le poste aurait été octroyé à l’employée embauchée pour la remplacer pendant son absence.

Selon la Loi sur les normes d’emploi, dans plusieurs cas, un employé qui prend un congé parental ou de maternité doit réintégrer à son retour le poste qu’il occupait ou obtenir un poste comparable si l’ancien n’existe plus.

Amy Gravelle soutient toutefois qu’aucune offre d’emploi similaire ne lui a été faite et que la Société canadienne du sang lui a plutôt offert une indemnité de départ.

J’étais choquée parce que j’ai travaillé dur pour l’entreprise et j’étais qualifiée, dit-elle.

La Société canadienne du sang a refusé de commenter le cas de Mme Gravelle.

Une décision injustifiée

Mme Gravelle a alors soumis une plainte ministère du Travail de l’Ontario et, après avoir mené une enquête, un agent a statué sur le fait que la Société canadienne du sang avait eu tort de licencier la jeune mère.

Je trouve que l’employeur n’a pas réussi à justifier les raisons qu’il a mises de l’avant en mettant fin à l’emploi de la plaignante. [...] Je trouve que l’intention de la plaignante de prendre un congé de maternité a influencé la décision de l’employeur de mettre fin à son emploi, écrit l’agent du ministère dans sa décision.

Le ministère du Travail a exigé à la Société canadienne du sang de payer à Mme Gravelle une indemnité de départ et une somme additionnelle de 500 $ pour la douleur émotionnelle et la souffrance qui lui avaient été infligées.

Je ne trouve pas qu’une réintégration soit appropriée, étant donné que la relation entre les parties semble être “trop empoisonnée”, peut-on lire dans la décision.

Mme Gravelle dit ne pas être du même avis que l’agent du ministère du Travail.

Je m’attendais à retrouver mon emploi parce que [la Société canadienne du sang] a été reconnue coupable. Ils étaient censés m’offrir un emploi similaire, note la Sudburoise, qui ajoute que sa relation avec ses anciens collègues ne s’est pas détériorée.

J’espère montrer aux gens que leur emploi n’est pas protégé simplement parce qu’ils sont en congé de maternité.

Amy Gravelle, Sudburoise

Les gens qui sont responsables [du licenciement] ne sont pas à Sudbury, je ne travaille pas avec eux. J’ai de bonnes relations avec les clients et je sais que ça n’a rien à avoir avec les donneurs de sang ou les employés de la clinique, affirme Mme Gravelle.

La Sudburoise en a appelé de la décision du ministère du Travail à la Commission des relations de travail de l’Ontario. Elle espère ainsi pouvoir trouver un nouvel emploi au centre de collecte de plasma qui remplacera bientôt la clinique de collecte de sang de Sudbury.

Avec les informations de CBC

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Nord de l'Ontario

Relations de travail