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Une Première Nation appuie finalement un projet d'exploration minière

Une motoneige à l’extérieur de l’édifice de la Première Nation Moose Cree.

La minière NioBay veut mener des activités d'exploration minière sur le territoire de la Première Nation de Moose Cree.

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

Radio-Canada

La Première Nation de Moose Cree, dans le nord-est ontarien, indique avoir retiré sa demande de révision judiciaire sur le permis de forage octroyé à la minière NioBay dans les plaines de la baie James.

En janvier, NioBay avait reçu un permis du ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines pour forer huit trous d’essai près du ruisseau South Bluff afin de trouver des dépôts de niobium. Le métal est employé dans les appareils électroniques et sert d’alliage avec le fer.

Mais en mars, l’entreprise avait indiqué qu’une demande de révision judiciaire avait été soumise par la Première Nation et par un membre de la communauté.

Le chef Mervin Cheechoo et le conseil de bande affirment qu’ils ont retiré la demande parce que NioBay s’est engagée par écrit à ne pas construire la mine sans le soutien de la communauté autochtone.

Un homme assis à un bureau qui fait face à la caméra.

Le chef Cheechoo espère que la Première Nation et la minière pourront travailler d'un commun accord.

Photo : CBC/Rafferty Baker

Le chef Cheechoo soutient que la collectivité de la côte ouest de la baie James ne voulait pas s’en remettre uniquement à un juge pour la prise d’une telle décision.

La cour devrait être une instance de dernier recours, et non la première option.

Mervin Cheechoo, chef de la Première Nation de Moose Cree

Ce sont des développements critiques. L’étude nous donnera des informations importantes pour nous aider à comprendre les conséquences potentielles de l’exploitation minière du niobium sur notre territoire et nos droits, peut-on lire dans une déclaration du chef et du conseil de bande.

Les dirigeants de la Première Nation de Moose Cree disent aussi s’attendre à une bonne discussion à ce sujet avec les membres de la communauté le 18 novembre.

L’engagement de NioBay à respecter notre processus de prise de décision et à ne pas aller de l’avant sans notre appui permettra à nos membres de prendre des décisions éclairées, soulignent le chef Cheechoo et le conseil de bande.

NioBay s’est aussi engagée à conclure une entente de protection pour préserver les droits et les intérêts de la communauté de Moose Cree pendant les forages d’essai. La minière compte aussi répondre aux inquiétudes que pourrait susciter une étude environnementale menée récemment.

Le retrait de la demande de révision judiciaire ne veut pas dire qu’une mine sera construite, étant donné que le permis que détient NioBay ne lui permet d’exercer aucune activité d’extraction minière ou de construction.

Le chef Cheechoo indique que le forage des trous d’essai pourrait avoir lieu au début de 2020 après que la fin des négociations de l’entente de protection entre la Première Nation et NioBay.

Davantage de précisions sur l’étude environnementale seront dévoilées lors d’une rencontre publique qui sera tenue lundi, conclut le chef Cheechoo.

La mine créerait 200 emplois et aurait une durée de vie de 25 ans.

Avec les informations de CBC

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