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Des Sherbrookois s’attaquent au suremballage

Une étudiante tient une pancarte « Plastic Attack » à l'entrée d'un IGA.

Des étudiants ont tenté l'expérience « Plastic Attack » à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Katy Larouche

Des étudiants de l’Université de Sherbrooke ont incité les clients d'un IGA à déballer les produits qui étaient recouverts de plastique ou qui étaient suremballés. Il s'agit d'une première en Estrie.

L’initiative Plastic Attack tire ses origines de l’Angleterre où elle a été réalisée en 2008. L’idée a aussi été reprise à Montréal, avant d’inspirer des étudiants de Sherbrooke qui ont décidé de mettre en pratique cette méthode de sensibilisation dans le cadre de leur formation.

Dans un des cours, il fallait qu’on crée un projet et en équipe de cinq on a choisi celui-là. On a communiqué avec des gens qui l’avaient déjà fait à Montréal pour qu’ils nous disent comment ça fonctionne réellement, explique l’étudiante Andréanne Fiola.

Des sacs confectionnés par une bénévole ont été offerts aux clients pour y déposer les produits qui étaient déballés.

Des clients collaboratifs

Certains clients ont passé leur chemin, d’autres ont hésité, mais plusieurs se sont prêtés au jeu de déballer leur concombre, leurs champignons ou leurs craquelins.

En général, les gens sont vraiment contents qu’on fasse quelque chose pour l’environnement et pour le suremballage. Les gens nous le disent, le suremballage ça ne sert à rien, rappelle Andréanne Fiola.

La cliente Geneviève Arbour a été agréablement surprise par cette initiative. Celle qui apporte normalement ses contenants remplissables ne les avait pas avec elle dimanche. Elle plaide pour le partage de la responsabilité avec les commerçants.

L’évitement du suremballage doit se faire un peu à la source, par le commerçant en partie et une autre partie par le consommateur qui apporte ses petits sacs.

Geneviève Arbrour, cliente

Convaincre les marchands

La sensibilisation ne visait effectivement pas que les clients. Les supermarchés aussi étaient ciblés par cette action mise en place par les universitaires.

Pour le commerçant, de voir que les gens sont intéressés à se débarrasser de tout ce qui est suremballage, ça va le motiver à aller chercher des produits qui sont moins emballés à la base

Andréanne Fiola, étudiante à l'Université de Sherbrooke

IGA EXTRA à Sherbrooke a été séduit par le projet, si bien qu’il a offert deux cartes cadeaux de 25 dollars pour les faire tirer parmi les clients qui ont participé au projet.

Tout le plastique recueilli sera envoyé au recyclage. Toutefois, les étudiants rappellent que certaines pellicules plastiques, dont celles qui ne s’étirent pas, ne sont pas recyclables dans les installations actuelles et finiront leurs jours à l’enfouissement.

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