•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plus de services pour les grands prématurés réclamés dans la région

Trois enfants sur un tapis de jeu avec leur mère à l'arrière

Chantale Jalbert a dû passer six mois à Montréal avec ses trois filles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des mères d’enfants nés prématurément dénoncent le manque de service disponible pour les grands prématurés à l’hôpital de Chicoutimi. En bas de 32 semaines de grossesse, elles doivent obligatoirement se déplacer à Québec ou à Montréal.

Ces déplacements causent du stress supplémentaire, de l’isolement et parfois des situations financières difficiles.

Six centres pour grands prématurés existent au Québec, soit quatre à Montréal, un à Sherbrooke et un à Québec.

Il y a 15 mois, la Saguenéenne Chantale Jalbert a donné naissance à des triplées au terme de 26 semaines de grossesse. Elle a dû se rendre à l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal, et doit maintenant faire les suivis à Québec. 

On ne pouvait pas revenir à la maison, c’était trop loin. On est resté là-bas tout le long de l’hospitalisation. Loin de notre famille, loin de notre chez nous. Après ça, on est revenu à la maison après six mois, se souvient-elle. 

Une histoire semblable est arrivée à Marie-Claude Dubois. Elle a accouché de la petite Marianne à 30 semaines de grossesse. Elle a dû voyager pendant plus de deux mois entre Québec et Jonquière.

Mon conjoint a deux emplois. Il a donc fallu qu’il revienne. Moi, je suis restée une partie toute seule au manoir à m’inquiéter, à angoisser, raconte-t-elle, sept ans plus tard. 

Difficile pour les régions éloignées

Les hôpitaux de la région ne sont pas équipés pour accueillir les grands prématurés nés à moins de 32 semaines de grossesse.

L’hôpital de Chicoutimi s’est fait refuser sa demande d'accueillir les enfants nés à 31 semaines. Les investissements seraient trop importants. Une situation déplorable pour les régions périphériques, selon Chantale Jalbert.

De son côté, l’organisme Préma-Québec mise sur l’importance du perfectionnement des centres déjà existants. 

Il y a beaucoup de facteurs qui vont faire qu’il y a un département de néonatalogie ou pas. C’est l’histoire d’un groupe,  d’une équipe soignante. Ce n’est pas juste d’avoir un "néonatalogiste" ou un pédiatre. Ça regroupe tellement de spécialités, précise la directrice générale, Ginette Mantha. 

Le 17 novembre marquait la journée mondiale de la prématurité et Préma-Québec en a profité pour demander plus d’investissements et de services pour la cause.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saguenay–Lac-St-Jean

Grossesse