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La prématurité, une réalité méconnue

Alexis et Félis Vachon posent devant un bâtiment en bois.

Alexis Vachon est né à 32 semaines et Félix à 23 semaines.

Photo : Stéphanie Trépanier

Radio-Canada

Près de 6000 enfants naissent prématurément chaque année au Québec, dont 1200 avant 32 semaines de grossesse. Une réalité méconnue selon, l'organisme Préma-Québec, qui mène dimanche une campagne de financement et de sensibilisation.

Profitant de la Journée mondiale de la prématurité, l'organisme veut offrir de l'espoir aux parents qui ont donné naissance à ces bébés fragiles.

La coordonnatrice de Préma-Québec, Stéphanie Trépanier, a donné naissance à son premier fils alors qu'il n'avait que 23 semaines. Aujourd'hui, tout va pour le mieux pour son fils de 12 ans.

On a parlé beaucoup des séquelles, quelles vont être les séquelles, quel va être son avenir? Pour les parents, de voir ce qu’ils deviennent, ces enfants-là, c’est quelque chose qui leur redonne beaucoup d’espoir, soulève celle qui a donné naissance à deux enfants prématurés. Son deuxième, Alexis, est né à 32 semaines.

Elle soutient que la prématurité est peu connue. Lors de sa première grossesse, elle ne connaissait pas du tout ce milieu. Pour moi, ç’a été une épreuve difficile à surmonter, se souvient-elle.

Elle comprend les parents qui ont besoin d’entendre et de connaître la prématurité pour mieux l’affronter.

Au départ, c’est le choc, parce qu’ils en ont très peu entendu parler autour d’eux, donc c’est une réalité dont on ne parle pas assez, déplore-t-elle.

Quand la prématurité arrive, ce qui fait beaucoup de bien aux parents en fait c’est de voir d’autres enfants, d’autres adultes qui sont passés par là et voir ce qu’ils sont devenus, ajoute-t-elle.

Selon Préma-Québec, 85 % des bébés prématurés grandiront sans séquelles.

Prendre la parole pour sensibiliser

Alicia Deschênes est auteure-compositrice-interprète et elle est devenue ambassadrice pour Préma-Québec. Née à 27 semaines, elle voulait parler de ce sujet dans l’un de ses vidéoclips.

Depuis que je suis jeune, j’en entends beaucoup parler, j’entends des échos de mes parents, et je sais que pour eux, ç’a été une expérience très difficile, c’est toujours une cause qui m’a tenu à cœur, dans laquelle j’ai voulu m’impliquer, affirme-t-elle.

Pour la chanson Les pieds dans le vide, elle a demandé à plusieurs personnes prématurées d’y prendre part pour donner espoir aux parents qui vivent cette situation-là.

Une chanson d’espoir justement qui est beaucoup tourné vers l’avant, vers le positivisme, je me suis dit pourquoi justement ne pas me rallier à ça cette cause-là, dit-elle.

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