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Le Wexit à l'assaut des élections provinciales et fédérales

Des personnes assises avec des casquettes Make Alberta Great Again et Wexit dans une école de Calgary pendant un rassemblement du mouvement Wexit.

Des centaines de partisans ont fait le déplacement pour écouter Peter Downing, leader du mouvement Wexit.

Photo : CBC / Terri Trembath

Radio-Canada

Le mouvement pour l'indépendance de l'Ouest canadien, le Wexit, grandit depuis les élections fédérales d'octobre. Samedi, à Calgary, près de 700 personnes se sont rassemblées en soutien à une stratégie politique qui se dessine de plus en plus clairement.

À 20 $ l'unité, les casquettes portant les mentions Republic of Alberta et WEXIT se sont bien vendues samedi soir, dans un gymnase d'une école de Calgary où des centaines de partisans sont venus écouter le discours du leader du mouvement, Peter Downing.

Il s'agit de votre vie et de votre avenir, a lancé au micro ce militant de la première heure de l'indépendance de l'Ouest canadien, suscitant un tonnerre d'applaudissements.

Peter Downing a profité de ce rassemblement pour annoncer son souhait de voir le Wexit présenter des candidats aux prochaines élections fédérales et provinciales, ajoutant qu'il faut que le mouvement grandisse dans les quatre provinces de l'Ouest pour réussir à mettre en place un référendum sur une éventuelle séparation du reste du pays.

Je ne suis ni de gauche ni de droite. La séparation est dans l'intérêt des Canadiens de l'Ouest, pour sauver notre économie et notre qualité de vie.

Peter Downing, leader du mouvement Wexit

Des ralliements en Alberta et en Saskatchewan

Le groupe séparatiste n'est cependant pas encore un parti politique. Élections Canada a confirmé avoir reçu sa demande le 4 novembre. L’organisme fédéral a ainsi commencé le processus de vérification.

Peter Downing, fondateur du mouvement Wexit, répond aux questions des journalistes dans un gymnase d'une école de Calgary.

Peter Downing, fondateur du mouvement Wexit, ne se dit ni de gauche ni de droite.

Photo : CBC / Terri Trembath

En attendant, Peter Downing compte faire entendre sa voix lors de plusieurs rassemblements qui auront lieu en Alberta dans les prochaines semaines et en Saskatchewan en 2020, où se tiendront des élections provinciales au cours de la prochaine année.

Ils veulent nous réglementer toujours plus, martèle le séparatiste albertain. Le gouvernement libéral veut tuer notre industrie avec la taxe carbone et se concentre sur la prospérité de l'est, mais pas de l'ouest.

Garrett Roberts n'était pas sur place il y a deux semaines pour le premier grand rassemblement du Wexit à Edmonton, mais, cette fois, sa curiosité était trop grande.

L'idée d'une indépendance m'intéresse, avoue ce militant. Nous n'avons jamais réussi à faire entendre notre voix à cause du déséquilibre des sièges à Ottawa.

Des centaines de personnes sont assises dans un gymnase de Calgary pendant un rassemblement du mouvement Wexit.

Plus de 700 personnes sont venues soutenir le mouvement.

Photo :  CBC

C'est également l'opinion de Nicole Remeika, aussi présente à la rencontre. C'est notre chance de créer ici quelque chose de nouveau et d'important. Une toute nouvelle société et un nouveau monde, pense l'Albertaine.

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a dit ne pas soutenir l'idée de séparation. Il a cependant déclaré que des mesures seront étudiées pour augmenter l'autonomie de la province, comme la création d'une police provinciale ou le retrait de la province du Régime de pensions du Canada.

Avec les informations de Scott Dippel et Sarah Rieger.

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