•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

François Legault dirige un gouvernement conservateur, dit Gabriel Nadeau-Dubois

Le reportage de Valérie Gamache.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le congrès de Québec solidaire, qui a réuni en fin de semaine 600 délégués à Longueuil, a pris fin avec des attaques contre le gouvernement Legault. Celui-ci fait preuve de « nationalisme peureux », selon Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, qui comparent le style de la Coalition avenir Québec (CAQ) à celui des conservateurs de Stephen Harper.

Les co-porte-parole de Québec solidaire accusent François Legault d’être l’héritier de la plus vieille tradition conservatrice, soit le rejet de la science. Ils ne qualifient pas François Legault de « climatosceptique », mais de « climato-passif », et soutiennent que le gouvernement ne consulte pas suffisamment d’experts, comme pour le troisième lien à Québec ou le projet GNL Québec à Saguenay.

La CAQ rêve du Québec d’hier. Nous, on est le parti du Québec tel qu’il est aujourd’hui. Et demain, mes amis, on va former le plus beau pays du monde, le plus grand, le plus vert : le pays du Québec, a lancé Manon Massé, chaudement applaudie par les membres du parti.

Notre travail, c’est de démasquer l’agenda caquiste, c’est de faire tomber les prétentions du gouvernement de François Legault et de le nommer, ce premier ministre, pour ce qu’il est : le premier ministre conservateur d’un gouvernement conservateur, a renchéri Gabriel Nadeau-Dubois.

Prolongation du mandat des co-porte-parole

Plus tôt, les délégués de Québec solidaire se sont entendus pour prolonger les mandats de leurs co-porte-parole.

Les porte-parole féminine et masculin du parti verront donc, à partir de 2022, leur mandat révisé tous les quatre ans plutôt que tous les deux ans.

La nouvelle règle n’entrant en vigueur que dans trois ans, les délégués ont voté dimanche pour le candidat de leur choix.

N’ayant aucun adversaire, Manon Massé a été réélue de facto, tandis que Gabriel Nadeau-Dubois a recueilli 84 % des votes face à Étienne Gélinas, un jeune Beauceron de 21 ans qui briguait le poste.

Gabriel Nadeau-Dubois répond aux questions des journalistes.

« Je suis très content, très fier d’avoir reçu à nouveau l’appui des membres de Québec solidaire pour un deuxième mandat comme porte-parole masculin de notre parti politique », affirme Gabriel Nadeau-Dubois

Photo : Radio-Canada

C’est une belle note sur laquelle se finit ce congrès qui a été un beau congrès, un congrès productif, un congrès assez consensuel aussi, où la plupart des décisions ont été adoptées avec des bonnes majorités. Je pense que ça démontre que Québec solidaire est en santé, qu’on est un parti uni et aussi un parti mobilisé, a souligné Gabriel Nadeau-Dubois en mêlée de presse.

Bourse du carbone

Le congrès a aussi été l’occasion de discuter des difficultés de poser des gestes environnementaux crédibles.

Les délégués ont adopté des mesures concernant l'instauration d'un système d'écofiscalité pour faire payer les grands pollueurs, mais n’ont pas pu décider s’ils étaient pour ou contre la Bourse du carbone.

Selon Manon Massé, Québec solidaire n'est pas fermé à cette idée, mais pense qu’elle se doit d’être améliorée.

Actuellement, ce que le système de plafonnement permet, c'est à une usine comme [la cimenterie McInnis de] Port-Daniel de faire de l'argent sur le dos des crédits du droit de polluer. Ça n'a pas de bon sens, a-t-elle déclaré en mêlée de presse.

Actuellement, Québec distribue des droits d’émission gratuits aux industries qui risquent d’être désavantagées par rapport à leurs compétiteurs nationaux ou internationaux qui, eux, n’ont pas l’obligation de financer leurs émissions.

Dans le cadre de la Bourse du carbone, ceux qui émettent moins de CO2 que les droits qu’on leur a alloués peuvent les revendre à ceux qui en ont un besoin plus important que prévu. C’est le cas de la cimenterie McInnis.

Indépendance

Au cours de la fin de semaine, Québec solidaire a aussi adopté des propositions dans le but de préciser la vision solidaire d’un Québec indépendant, afin d’avoir un plan précis à proposer aux électeurs.

Les délégués se sont notamment prononcés en faveur de la création d’un service de contre-espionnage québécois et d’une armée défensive.

Cette armée protégerait les frontières du Québec et serait appelée en renfort en cas d'inondations ou de désastres naturels, mais ne pourrait pas attaquer un autre pays.

Avec les informations de Valérie Gamache et de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique provinciale

Politique