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Les femmes fraîchement diplômées gagnent plus que leurs confrères à l’Î.-P-É.

Un élève soulève son diplome lors de sa graduation.

Une femme avec son diplôme.

Photo : Shutterstock / Izzet Ugutmen

Radio-Canada

L’Enquête nationale auprès des diplômés, récemment publiée par Statistique Canada, démontre que les femmes qui ont obtenu un baccalauréat en 2015 et qui vivent à l'Île-du-Prince-Édouard ont un revenu médian supérieur à celui-ci des hommes de la même promotion, pour l’année 2018.

Leur revenu dépasse même de 14 % celui-ci de leurs confrères diplômés. À l’échelle nationale, le revenu médian des femmes se situe bien en-dessous de ces 14 %.

Avec un revenu médian de 57 000 $, les femmes de l’Île-du-Prince-Édouard ont un revenu supérieur de 4500 dollars au revenu médian national des femmes.

Selon Michelle Harris-Genge, directrice du Secrétariat interministériel à la condition féminine, la différence s’explique par la structure du marché du travail dans la province.

Je pense que l’une des raisons tient au nombre de femmes qui sont syndiquées et au nombre d'employeurs dont les employés sont syndiqués dans la province », indique-t-elle.

Les diplômés universitaires travaillent principalement dans le domaine public, comme dans les soins de santé ou dans l’éducation, où les femmes sont majoritaires.

Un petit pas en avant

Mais les nouvelles ne sont pas seulement bonnes pour les femmes de l’Île et l’enquête ne portait pas seulement sur le revenu médian de celles-ci.

On découvre dans l’étude que les hommes de l’Île-du-Prince-Édouard sont généralement mieux rémunérés que ceux du reste du pays.

Les salariés « du quart inférieur des salariés » gagnent 10 % de plus que la moyenne canadienne, tandis que ceux qui se situent « dans le quart supérieur des salariés » ont un revenu 12 % supérieur à celui des femmes.

Autrement dit, les hommes tant à faible revenu que ceux qui ont les revenus les plus élevés sont toujours mieux lotis que les femmes.

Selon Jim Sentence, ces chiffres illustrent un phénomène bien connu. Cela illustre l'une des caractéristiques principales des écarts de écarts de revenus hommes-femmes, c'est-à-dire le plafond de verre auquel se butent les femmes.

Selon l’économiste, on pense souvent que le plafond de verre est un phénomène auquel les femmes sont confrontées plus tard dans leur carrière, mais ce n’est pas le cas, selon lui.

Jim Sentance affirme que cette étude démontre clairement que les femmes peuvent se buter à ce plafond de verre dès la fin de leurs études universitaires.

Il souligne que les meilleurs emplois semblent être offerts aux hommes.

Avec les informations de CBC

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