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Bilan de pêche 2019 : homard en croissance, crevette en déclin

Des homards vivants dans un bac.

Des homards vivants dans un bac

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Radio-Canada

Une tendance se confirme dans l’industrie de la pêche dans le golfe du Saint-Laurent : ce sont les crustacés qui ont dominé les captures en 2019. Au sommet des prises trônent deux espèces; le homard et le crabe des neiges.

Bon an mal an, on pêche pour plus de 1,3 milliard de dollars de crustacés, de poissons et de mollusques dans le golfe du Saint-Laurent.

En 2019, les homardiers de la Gaspésie, de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine ont établi un nouveau record en capturant plus de 9000 tonnes de homard.

C’est 10 % de plus qu’en 2018, une année qui s’inscrivait elle aussi dans une série de records.

Tableau qui montre que les captures de homard étaient de 5200 tonnes en 2016 et qu'elles ont atteint 9100 tonnes en 2019.

Les captures de homard ont presque doublé depuis 2016.

Photo : Radio-Canada

Dans les Maritimes, les captures restent à compiler, mais déjà, les biologistes prédisent que 2019 sera une excellente année pour ces pêcheurs.

Les raisons qui expliquent cette remontée sont multiples, mais de plus en plus de chercheurs confirment que le réchauffement des eaux du golfe pourrait jouer en faveur du crustacé.

Bilan mitigé pour la pêche au crabe

Selon les secteurs, certains pêcheurs de crabe des neiges ont aussi connu une bonne saison.

Dans l’ensemble, ils ont capturé la presque totalité des quotas autorisés en 2019, soit un peu plus de 44 000 tonnes.

Crabe des neiges.

Crabe des neiges.

Photo : Getty Images / Chefmd

Toutefois, les perspectives sont moins bonnes pour les pêcheurs du nord du golfe, où le crabe amorcerait un cycle de déclin, ce qui pourrait signifier pour ces pêcheurs une baisse des quotas dans les prochaines années.

Au sud du golfe, c’est tout le contraire. La population de crabe serait en augmentation, ce qui explique pourquoi Pêches et Océans Canada a haussé les quotas en 2019.

Malgré les restrictions imposées pour protéger la baleine noire de l'Atlantique Nord, les pêcheurs ont tout de même atteint 98 % des quotas de crabe qui leur étaient alloués.

La crevette en déclin

Pour la crevette nordique, le portrait est beaucoup plus sombre.

Si les captures sont similaires à l’an dernier, l’espèce est en déclin depuis plusieurs années. Les pêcheurs n’ont pas capturé la moitié des prises de 2010. En revanche, ils ont obtenu de meilleurs prix.

Tableau avec statistiques

Évolution du nombre de captures de crevettes

Photo : Radio-Canada

Le petit crustacé qui aime l’eau froide subirait les effets négatifs du réchauffement des eaux du golfe.

La pêche aux poissons de fond encore marginale

L’industrie de la pêche à la morue est toujours frappée d’un moratoire.

Seuls les pêcheurs du nord du golfe sont autorisés à la pêcher, en se conformant à un faible quota de 600 tonnes par année.

Un flétan est suspendu à l'aide d'un crochet au-dessus d'un bateau de pêche à quai.

Pêche au flétan

Photo : Pierre Aucoin

Les nouvelles sont meilleures du côté du flétan du Groenland, aussi appelé turbot, et du flétan atlantique. Ces deux espèces sont pour l’instant les poissons de fond les plus pêchés dans le golfe.

Les captures de poissons de fond restent cependant marginales. En comparaison, l’ensemble de ces espèces pêchées dans le golfe ne représente aujourd’hui qu’une fraction des pêches aux crustacés.

D’après le reportage de Gilbert Bégin, diffusé à l’émission La semaine verte

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches