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Une Torontoise suspectée de vols d'identité en Ontario est aussi accusée au Québec

Un femme pose

Une photo de Deborah Oguntoyinbo sur un site web pour des acteurs qui cherchent du travail.

Photo : starnow.ca

Radio-Canada

Deborah Oguntoyinbo, 26 ans, est accusée de fraude et de s'être fait passer pour une femme d'Ajax, en Ontario, afin d'acheter une voiture à Longueuil, au Québec.

Selon la police, la Torontoise est une fraudeuse professionnelle et prolifique et fait déjà face à plus de 50 chefs d'accusation relativement à des vols d'identité dans quatre régions du Grand Toronto.

Jusqu'à présent, les autorités croyaient que ses crimes présumés avaient été perpétrés en Ontario uniquement, mais CBC a appris que le Service de police de Longueuil, près de Montréal, la recherchait depuis le mois de février.

Selon l'enquêteur du Service de police de Longueuil Sébastien Boudreau, elle doit faire face à des accusations de fraude de plus de 5000 $, d'utilisation de faux documents, de vol d'identité, de fraude à l'identité, de vol de véhicule et de vol de moins de 5000 $ au Québec.

Portrait de Deborah Oguntoyinbo

La police régionale de York dit que Deborah Oguntoyinbo a été accusée de 33 chefs liés à de la fraude depuis 2017.

Photo : Police régionale de York

Deborah Oguntoyinbo aurait usurpé l'identité d'une résidente d'Ajax âgée de 20 ans afin de falsifier une traite bancaire de 24 500 $ de la Banque de Montréal. La police allègue que l'argent lui a servi à acheter une Mercedes Benz d'occasion, qu'elle a ensuite revendue.

Madame Oguntoyinbo est suspectée d'avoir acheté un véhicule qui a été mis en vente sur Internet par la victime au dossier, affirme Sébastien Boudreau. Elle a acheté le véhicule avec une fausse traite bancaire. Ensuite, elle a immatriculé le véhicule avec un permis de conduire volé de l'Ontario et puis par la suite elle a quitté avec le véhicule et puis le lendemain elle a revendu le véhicule à une autre victime de Montréal, qui a payé pour le véhicule et puis la dame ensuite a disparu.

Dans la région de Toronto, Deborah Oguntoyinbo est soupçonnée d'avoir volé l'identité d'une vingtaine de femmes, d'avoir fabriqué de faux papiers et d'avoir acheté des voitures et loué des maisons au nom de ses victimes présumées.

Le vol d'identité c'est commun, mais ça n'arrive pas tous les jours d'avoir des suspects qui ont commis plusieurs dossiers comme celui-ci.

Sébastien Boudreau, Service de police de Longueuil

Les services policiers en Ontario poursuivent leurs enquêtes, mais le sergent de la Police régionale de York Andy Pattenden affirme que Deborah Oguntoyinbo pourrait définitivement être considérée comme une fraudeuse professionnelle, [elle] sait ce qu'elle fait et [est] plutôt prolifique.

La fraudeuse présumée qui a été arrêtée en juin dernier est actuellement détenue dans la région de Toronto en attendant des procès dans les régions de York, de Peel et de Halton ainsi qu'à Toronto pour répondre de plus de 50 accusations liées à des vols d'identité. Des crimes qu'elle aurait commis au cours des deux dernières années.

Sébastien Boudreau explique avoir trouvé la suspecte en contactant le ministère des Transports de l'Ontario, qui lui a ensuite suggéré d'appeler la Police de Toronto.

Portrait d'un homme : Sébastien Boudreau du Service de police de Longueuil

Sébastien Boudreau du Service de police de Longueuil recherchait la suspecte depuis le mois de février.

Photo : Radio-Canada

J'ai obtenu l'identité de Madame Oguntoyinbo et puis les deux victimes dans mon dossier présentement l'ont identifiée positivement, dit l'enquêteur.

Madame Oguntoyinbo fait face à deux mandats d'arrestation du palais de justice de Longueuil. On est présentement en démarche avec l'Ontario pour exécuter les deux mandats avec le procureur de Longueuil donc c'est une question administrative, explique-t-il.

Une victime critique sa banque

CBC a pu parler au propriétaire de la voiture au Québec en acceptant de protéger son identité et a pu voir les documents de cour déposés par la police ainsi que les relevés financiers qu'il a fournis aux autorités.

Il a affirmé que lorsqu'il a apporté la fausse traite bancaire que la suspecte lui aurait remise à la Banque Royale du Canada, un agent l'a acceptée. Les fonds ont été déposés sur son compte, mais trois jours plus tard, il a réalisé que la banque avait déterminé que la traite avait été falsifiée.

Selon lui, la fraude alléguée aurait pu être évitée si RBC avait fait un meilleur travail. C'est leur travail, c'est pour ça qu'on paie des frais, a-t-il dit. Il reproche aussi à la banque de ne pas l'avoir informé de la situation et qu'elle retirait les 24 500 $ de son compte.

Une succursale de la Banque Royale du Canada (RBC)

Une succursale de la Banque Royale du Canada (RBC) (archives)

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada/Jean-Sébastien Marier

Un porte-parole de RBC, AJ Goodman a refusé de répondre aux questions spécifiques de CBC sur la formation des caissiers. Dans un courriel, il dit toutefois que lorsque le propriétaire du véhicule a présenté la traite qu'il avait reçue pour l'achat de son véhicule à notre succursale, nous avons suivi les procédures en place et pris les mesures appropriées pour le protéger lui et son compte de la fraude. Cela inclut de lui demander quelle est l'origine des fonds, de lui conseiller d'aller dans une succursale BMO pour valider la traite et de la mettre en attente pendant quatre jours, le temps qu'elle soit acceptée.

La victime présumée rétorque toutefois que l'employé ne lui a pas demandé d'aller valider le document chez BMO et qu'un directeur de RBC lui a plus tard dit que le caissier n'aurait jamais dû accepter la traite.

Avec les informations de CBC

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