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Le premier ministre tchèque regrette son passé communiste

Andrej Babis est derrière un lutrin et parle au micro, avec en arrière-plan un drapeau tchèque fait de lumière.

Lors des cérémonies maquant le 30e anniversaire de la Révolution de velours, le premier ministre tchèque Andrej Babis a dit regretter son passé communiste.

Photo : Getty Images / Gabriel Kuchta

Agence France-Presse

Le premier ministre milliardaire tchèque, Andrej Babis, fragilisé par des accusations de corruption, a fait son mea culpa dimanche en regrettant d'avoir adhéré dans le passé au parti communiste, lors de cérémonies à Prague célébrant le trentième anniversaire de la Révolution de velours qui a renversé le communisme en Tchécoslovaquie.

Comme vous le savez sûrement, j'étais membre du parti communiste. Je ne suis pas fier de cela, a déclaré dimanche M. Babis lors des cérémonies auxquelles ont assisté ses homologues hongrois, polonais et slovaque, ainsi que le président du parlement allemand, Wolfgang Schaeuble.

Je n'ai pas été aussi courageux et engagé que Vaclav Havel, a-t-il reconnu, rappelant le souvenir de l'ancien dramaturge dissident anticommuniste puis président tchèque.

Dans la pénombre, des spectateurs assis regardent un montage vidéo projeté sur un mur de pierre.

Des images de l'ancien président tchèque Vaclav Havel ont été projetées au Musée national à Prague dans le cadre des cérémonies marquant le 30e anniversaire de la Révolution de velours, le 17 novembre 1989.

Photo : afp via getty images / MICHAL CIZEK

Je suis là aujourd'hui, comme le premier ministre élu dans un scrutin libre et démocratique. Je souhaite donc, au moins maintenant, exprimer ma gratitude et mon humilité, a ajouté M. Babis, remerciant ceux qui étaient à l'origine des manifestations de 1989.

Le premier ministre, qui fait face à des accusations de corruption, est vivement contesté et quelque 250 000 personnes ont manifesté samedi à Prague pour réclamer sa démission.

Son cabinet minoritaire s'appuie aujourd'hui sur le soutien tacite des députés du Parti communiste.

M. Babis a pris ses fonctions en 2017 après la victoire électorale de sa formation populiste ANO promettant la lutte contre la corruption en République tchèque, pays membre de l'Union européenne et de l'OTAN, fort de 10,6 millions d'habitants.

Le vendredi 17 novembre 1989, la police tchécoslovaque avait dispersé brutalement une marche d'étudiants, ce qui avait déclenché leur grève le lendemain, et la création d'un mouvement d'opposition qui avait négocié l'abandon du pouvoir par le Parti communiste.

Fin décembre 1989, Vaclav Havel, alors chef de l'opposition, avait été élu président de la Tchécoslovaquie. Le pays s'est ensuite divisé pacifiquement en République tchèque et en Slovaquie en 1993.

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