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Internet haute vitesse, une révolution attendue pour les soins de santé à Pakua Shipu

Un infirmier travaille avec un écran tactile dans une clinique.

La plupart des technologies utilisées en médecine sont difficilement utilisables sans Internet haute vitesse.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

Jusqu’à tout récemment, les 5000 résidents de la Basse-Côte-Nord n'avaient tout simplement pas accès au réseau cellulaire ni à Internet haute vitesse. Dans une communauté comme Pakua Shipu, l’arrivée de ces services pourrait mettre fin à des problèmes difficiles à imaginer pour la majorité des Canadiens.

Au centre de santé de la communauté innue de Pakua Shipu, où le médecin n'est présent qu'une vingtaine de jours par année, la télémédecine sera enfin possible.

Avec l'arrivée d'Internet haute vitesse, l'infirmier Nicolas Bouffard aura la possibilité d'interagir avec un médecin en direct, en tout temps.

Nicolas Bouffard en entrevue avec Radio-Canada.

Nicolas Bouffard, infirmier au centre de santé de Pakua Shipu

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Avec la basse vitesse qu'on avait, juste pour échanger par exemple des photos dans des contextes urgents d'un patient à un médecin des fois [c’était difficile à cause de] la lourdeur du fichier, explique l’infirmier.

Pour monsieur, madame tout le monde, ça a l'air de rien s'envoyer deux photos, mais avec notre ancien internet c'était problématique.

Nicolas Bouffard, infirmier à Pakua Shipu

Pour la première fois, le personnel médical aura aussi accès aux logiciels et banques de données provinciales, des outils précieux pour améliorer la qualité des soins de santé.

Le centre santé de Pakua Shipu vu de l'extérieur.

Il n'y a pas de médecin au centre de santé de Pakua Shipu, à l'exception d'une vingtaine de jours par année.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Le déploiement de la téléphonie cellulaire favorisera également l'amélioration des services de secours dans les secteurs plus reculés du territoire.

Auparavant, les infirmiers qui étaient déployés hors des villages pour venir en aide à des blessés devaient se servir de téléphones satellites pour recevoir l'assistance d'un médecin. Les délais causés par le recours à cette technologie pouvaient avoir des conséquences désastreuses.

Dans les cas d'urgence, ça va être vraiment une possibilité de plus, ça va accélérer la communication avec le médecin.

Nicolas Bouffard, infirmier à Pakua Shipu

Avec notre téléphone satellite, ça prend du temps, il faut attendre d'être connecté avec le satellite, composer le numéro et tout. Tandis qu'avec un cellulaire c'est instantané, souligne Nicolas Bouffard.

Un infirmier sort un dossier d'un grand classeur.

La gestion des dossiers médicaux sera facilitée par l'arrivée d'Internet haute vitesse.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

De plus, le désenclavement numérique de la région pourrait favoriser la rétention du personnel médical, qui pourra sortir de son isolement.

À Pakua Shipu seulement, cinq postes sont encore à combler au centre de santé.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle.

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