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La diaspora africaine sur le devant de la scène à Toronto

Trois hommes sur scène jouent de la musique africaine.

L'édition 2019 des Kilimandjaro Music Awards a remis douze prix cette année.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Marguerite Gallorini

Les Kilimandjaro Music Awards (KMA) étaient l’occasion de célébrer et promouvoir les artistes africains de l’année samedi soir, et de souligner la contribution de l'Afrique à la diversité du paysage culturel canadien et nord-américain.

Des centaines de personnes se sont donné rendez-vous au pavillon de Toronto pour la 4e édition de cette cérémonie, organisée par la radio Kilimandjaro depuis 2015.

Les gagnants des 12 catégories

  • Meilleure révélation : Lya Sherley
  • Meilleur artiste gospel : Lia
  • Meilleure artiste féminine : Pauli B
  • Meilleur artiste masculin : Richy Jay
  • Meilleure vidéo de musique : Ozee B and Success K
  • Meilleur organisateur d’événement de musique afro : NEK Events
  • Meilleure collaboration : Remiray
  • Meilleure voix masculine : Gui Gui Love
  • Meilleure voix féminine : Nelly Luv
  • Meilleure chanson afro urbaine : Reign, de Myrène
  • Album de l’année : Gifted, par Slim Flex
  • Reconnaissance spéciale du jury : Jacques Yams

Donner plus de soutien aux artistes africains

Cette année, l’artiste vedette de la cérémonie était DJ Kerozen, un musicien ivoirien célèbre en Afrique. Ses titres les plus connus sont La victoire et Tu seras élevé, dont les thématiques tournent autour de l’ambition, de l’accomplissement de soi et du succès en dépit des obstacles de la vie.

Il est vrai que le succès n’est pas aisé, selon Romeo Youdjeu, président et producteur exécutif des KMA : Nous avons une telle cérémonie parce que nous avons remarqué qu’il y a beaucoup d’artistes d’origine africaine et caribéenne qui évoluent au Canada et qui, malheureusement, n’ont pas toujours la bonne visibilité.

L’artiste canadien d’origine haïtienne Richy Jay, qui se produit dans différents genres – R&B, afrobeat, soul, et zouk – avait déjà été nommé meilleure voix de l’année en 2018. Ça m’a aidé à avoir plus confiance en moi, dit-il de la récompense de l’an dernier, et ça me permet de décrocher des contrats aussi.

Maintenant élu meilleur artiste masculin de l’année, il voit cette récompense comme extraordinaire, considérant le fait qu’il était en compétition avec tous les Afro-Caribéens de l’Amérique du Nord.

Un homme pose avec son trophée et sa cagnotte après une cérémonie de prix de musique africaine.

Richy Jay, artiste canadien originaire d'Haïti, a remporté le titre de meilleur artiste masculin de l'année 2019. L'an passé, Richy Jay avait déjà remporté le titre de meilleure voix de l'année.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Lya Sherley, élue meilleure révélation, est aussi extrêmement touchée par sa victoire samedi soir, elle qui s’est lancée dans la musique il y a seulement deux ans. Elle trouve par ailleurs qu’il est un peu plus facile de se lancer au Canada qu’en France, par exemple, dans le domaine du zouk, où il y a vraiment beaucoup de monde, du coup c’était compliqué de se démarquer.

Certains des gagnants ont même pu récupérer une petite cagnotte d’une centaine de dollars, grâce au financement de certains commanditaires. C’est un montant minime, mais nous comptons un jour véritablement avoir de grandes cagnottes pour pouvoir permettre d’avancer la carrière de ces artistes, parce qu’ils en ont besoin. Ils ont besoin de financement, qu’ils n’ont pas toujours, admet Romeo Youdjeu.

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