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Le sort d’un centre consacré aux ours polaires déterminé le 10 décembre

La patte d’un ours polaire photographiée sous l’eau.

L’Habitat de l’ours polaire de Cochrane accumule les déficits.

Photo : Associated Press / Martin Meissner

Radio-Canada

Le conseil municipal de Cochrane doit décider le 10 décembre ce qu’il adviendra de l’Habitat de l’ours polaire, un centre d’interprétation consacré exclusivement à cet animal, dans le Nord-Est de l’Ontario.

Le conseil d’administration du centre organisait dimanche une assemblée publique pour discuter de l’avenir de l’établissement menacé de fermeture.

La Ville de Cochrane pense fermer le centre en raison d’un déficit annuel de 400 000 $ qu'elle doit absorber.

Un ours polaire au bord d'un lac.

L'ours polaire Taïga au bord d'un lac sur le terrain de l'Habitat de l'ours polaire de Cochrane

Photo : Heather Brouwer

Le conseil d’administration de l’Habitat de l’ours polaire prépare un plan d'affaires pour rendre le centre financièrement viable et réduire la contribution municipale.

Il veut aussi remplacer Cochrane par canadien dans le nom du centre, pour lui permettre d'avoir un plus vaste rayonnement.

Cela nous permettra de parler à un auditoire mondial qui s'intéresse au bien-être de l'ours polaire.

Jean-Paul Bradette, président du conseil d'administration de l'Habitat de l'ours polaire

M. Bradette pense que ce changement sera important pour attirer les bailleurs de fonds. Le nom ''canadien'' joue très bien, en ce qui a trait aux changements climatiques et à la recherche de conservation pour l'ours polaire, a-t-il fait valoir.

Il croit que l'Habitat pourrait devenir un centre de recherche qui travaillerait en collaboration avec d'autres centres, comme celui de Churchill, au Manitoba.

Les ours du centre sont des animaux qui ne peuvent pas vivre dans la nature.

Jean-Paul Bradette parle au micro devant des gens rassemblés dans une salle.

Jean-Paul Bradette, président du C.A. de l’Habitat de l’ours polaire, animait la rencontre.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Fernand Gravel a participé à l'assemblée publique. Il fait valoir que les contribuables de Cochrane paient également pour d'autres services qu'ils n'utilisent pas nécessairement, mais qui sont importants pour la communauté, comme la bibliothèque, l'aréna et la garderie. Il pense que la même chose s'applique à l'Habitat.

J'aime l'Habitat. Le jour où on commence à enlever des choses dans une petite communauté comme la nôtre (...) ça affaiblit. Il faut considérer l'apport économique de l'Habitat.

Fernand Gravel
Ganuk, le nouvel ours polaire à Cochrane.

Les citoyens pourront à nouveau présenter leur point de vue sur l'avenir du centre mercredi.

Photo : Habitat de l’ours polaire de Cochrane

Le maire de Cochrane, Denis Clément, est content de voir que l'avenir du centre passionne les gens. Il constate que l'établissement reçoit de nombreux appuis. Des lettres en ce sens sont même arrivées des États-Unis et d'Australie.

Mais c'est pas un appui émotionnel que ça prend, dit-il, c'est un appui financier. On cherche des solutions.

Pour une petite communauté, la question qui se pose, c'est : ''Est-ce qu'on peut continuer avec un gros déficit?''

Denis Clément, maire de Cochrane

Depuis l’annonce de la possible fermeture du centre, le groupe People4 Polar Bears s'est mobilisé au nom de l’établissement pour organiser une campagne de financement GoFundMe sur Internet.

Un peu plus de 12 000 $ ont été récoltés en neuf jours. L’objectif de la collecte de fonds est fixé à 400 000 $.

Les citoyens pourront s'exprimer à nouveau sur l'avenir de l'Habitat de l'ours polaire mercredi.

Avec les informations de Jimmy Chabot

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