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Grand froid et grande vulnérabilité pour les itinérants de Sherbrooke

Les pieds de deux personnes dans la neige.

Des personnes attendent l'ouverture de l'Accueil Poirier à 17 h pour aller se réchauffer à l'intérieur.

Photo : Radio-Canada / Denis Gervais

Radio-Canada

Le froid glacial met de la pression sur plusieurs services communautaires de Sherbrooke.

Les 18 lits de l’Accueil Poirier sont remplis, si bien que les nouveaux venus espèrent chaque jour que des places se libèrent afin de pouvoir y passer la nuit au chaud.

L’établissement qui refuse en moyenne trois personnes chaque soir est l'une des seules ressources de la région à offrir de tels services.

Des lits dans un dortoir de l'Accueil Poirier, à Sherbrooke.

L'Accueil Poirier peut accueillir six femmes chaque nuit.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Même si elles ne peuvent pas y passer la nuit, les personnes refusées ont néanmoins la possibilité de manger un repas et de prendre un café pour se réchauffer. Les intervenants vont aussi tenter de les aider à trouver un autre endroit où ils pourraient aller dormir.

Même avec ce soutien, certaines personnes sont contraintes de dormir dehors. C’est ce qu’a vécu l’ex itinérant, Joshua Anthony Guay. Une situation extrêmement difficile, rappelle-t-il.

Ça met en danger la personne, sa santé physique et sa santé mentale.

Joshua Anthony Guay

L’an dernier, le jeune homme a été sans domicile fixe pendant trois mois et il a aussi vécu les refus de l’Accueil Poirier. 

Je dormais sur le plancher des amis, j’allais en dessous du pont de Galt et Wellington, mais c’est pas aussi glorieux qu’on pense parce qu’il n’y avait pas de place à l’Accueil Poirier et je me trouvais dans une situation vraiment désagréable, affirme-t-il.

Celui qui a aujourd'hui réussi à s'en sortir croit tout de même que plus de ressources seraient nécessaires pour répondre aux besoins grandissants des itinérants de la région.

Un midi au chaud

Comme tous les troisièmes samedi de chaque mois, Centraide a servi un repas chaud aux personnes vulnérables qui se sont rendues à la Chaudronnée de Sherbrooke.

Une centaine de plats ont été distribués aux visiteurs. L’achalandage était dans la norme, croit la conseillère aux partenariats sociaux chez Centraide Estrie Marieve Mailhot.

Il y a des gens qui sont arrivés plus tôt et ils sont restés à l’intérieur plus longtemps pour manger et ils ont étirés avec un café.

Marieve Mailhot, conseillère aux partenariats sociaux, Centraide Estrie

Manteaux d'hiver recherchés

Les itinérants, tout autant que les personnes à faible revenu, peinent à s‘adapter à l’arrivée hâtive du temps froid cette année.

Le Partage Saint-François de Sherbrooke est toujours à la recherche de dons de manteaux et de vêtements d'hiver qui sont très prisés en raison de la température froide des derniers jours.

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