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Aucune heure supplémentaire pour les infirmières de l’Outaouais en guise de protestation

Une main d'infirmière tenant un stéthoscope.

Les infirmières dénoncent encore la piètre qualité de leurs conditions de travail.

Photo : iStock / FabioBalbi

Radio-Canada

Les infirmières et infirmiers de l’Outaouais ont emboîté le pas à leurs collègues du reste de la province et ont refusé de faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO) pour une deuxième journée consécutive.

L’initiative est organisée par la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), alors que les travailleuses affirment toujours que leurs conditions de travail ne s’améliorent pas, même si les problèmes qu’elles éprouvent en milieu de travail, comme l’épuisement, sont désormais bien connus.

Tu es tellement épuisée que tu ne seras pas alerte pour donner les soins. J’ai vu des infirmières pleurer, j’ai vu des infirmières vomir, a relaté Caroline Dufour, une infirmière de l’Outaouais.

Déjà aux prises avec un manque de personnel infirmier dans certains de ces établissements, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais a indiqué, samedi, que le plus récent moyen de pression des infirmières n’a eu aucun impact sur les hôpitaux de la région.

D’après le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais, Patrick Guay, il s’agit là d’une preuve qu’il est possible de se débarrasser complètement du temps supplémentaire obligatoire.

C’est la deuxième journée cette année qu’on demande un jour sans TSO à l’employeur et c’est la deuxième journée qu’il réussit. On demande à ce qu’il réussisse 365 jours par année maintenant.

Patrick Guay, Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais

Depuis le début des années 2000, en Outaouais, on vit le temps supplémentaire obligatoire. Ça a assez duré. Nos professionnelles sont au bout du rouleau, a-t-il plaidé.

Lors de la dernière campagne électorale provinciale, Danielle McCann, maintenant ministre de la Santé pour le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), s’était engagée à abolir le TSOle plus tôt possible.

La réforme se fait toutefois toujours attendre. Mme McCann a également indiqué en avril que l’abolition du temps supplémentaire obligatoire pourrait donner l’impression que le gouvernement cautionne d’éventuelles ruptures de service.

Avec les informations de Boris Proulx

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