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Les Métis honorent la mémoire de Louis Riel et célèbrent leur héritage

« Je suis conteuse; je vais dans les écoles, je raconte notre histoire, je fais du tambour pour allumer la flamme de la fierté chez les plus jeunes», dit Dolorès Gosselin.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Laïssa Pamou

Des Métis francophones et d'autres Manitobains se sont réunis samedi après-midi au cimetière de la cathédrale de Saint-Boniface pour marquer le 134e anniversaire de la mort du chef métis Louis Riel.

L’événement était organisé par l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba.

Selon la présidente de l’Union nationale métisse, Paulette Duguay, Louis Riel et le peuple métis sont les piliers de la construction du Manitoba. Si nous parlons en français, c’est en grande partie grâce aux combats de Louis Riel, dit-elle.

Elle note que le Manitoba est la seule province du Canada créée par un peuple autochtone.

Le chef et l'identité métisse

Louis Riel est né à Saint-Boniface en 1844 d’une mère francophone de l’Est canadien et d’un père métis. Le 16 octobre 1869, il fonde le Comité national des Métis et mène la résistance armée de la Nation en 1869 et en 1885.

En 1885, il est accusé de haute trahison envers le gouvernement canadien et condamné après un procès de sept jours. Le 16 novembre de la même année, il est pendu à l’âge de 41 ans.

L'aînée métisse Dolorès Gosselin souligne qu’il est important de mettre en valeur ces combats ainsi que l’identité métisse pour s’assurer que les prochaines générations soient fières de leur héritage ancestral.

Nous avons encore de la peine lorsque nous pensons à la pendaison de notre chef. On aimerait bien qu’il soit exonéré, mais en attendant, on le célèbre, car il a fait beaucoup pour nous et nous sommes fières de son combat.

Dolorès Gosselin, aînée métisse francophone
Une femme près d'une tombe et des drapeaux

« Je suis conteuse. Je vais dans les écoles, je raconte notre histoire, je fais du tambour pour allumer la flamme de la fierté chez les plus jeunes », dit Dolorès Gosselin.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

De son côté, la présidente l’Union nationale métisse, raconte que, par le passé, de nombreux Métis d’expression française ont fait le choix de dissimuler leur identité métisse et d’abandonner le français pour être acceptés dans la société.

Les gens voulaient s’assimiler avec la population blanche et ne pas être victimes de discrimination, dit Paulette Duguay.

C’est le cas de Dolorès Gosselin. Quand j’étais jeune, je ne savais pas que j’étais Métisse; ma mère ne nous l’avait pas dit, explique Mme Gosselin. Je pense qu’elle a voulu nous protéger, car à l’école les Métisses se faisaient abuser.

Elle souligne que depuis qu’elle a découvert ses origines métisses, elle se bat pour transmettre sa culture aux plus jeunes. Je suis conteuse, dit-elle, je vais dans les écoles, je raconte notre histoire, je fais du tambour pour allumer la flamme de la fierté chez les plus jeunes .

Depuis plusieurs années, l’une des priorités de l’Union nationale métisse est d’aider les jeunes métisses qui ont été déconnectés de leur culture contre leur gré à renouer avec la culture métisse. Nos clients sont des jeunes, dit Paulette Duguay. Ils veulent apprendre de leur origine.

Pour mener à bien ce retour aux sources, l’Union nationale offre des cours de perlage, de découverte des plantes médicinales traditionnelles et de fabrication de tambours en peau de chevreuil.

Nous avons offert pour la première fois un camp de canotage en français pour jeunes et ils sont revenus changés avec une grande appréciation pour la nature , dit-elle.

Une connaissance nécessaire

Une femme vêtue de rouge près du monument d’une tombe.

Paulette Duguay souligne qu’en plus d’être présidente de l’Union nationale métisse elle a un lien de parenté avec Louis Riel.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Selon Paulette Duguay, être Métis du Manitoba et particulièrement de la rivière Rouge c’est appartenir à une histoire plus ou moins récente et assez unique. Elle souligne qu’il est important d’avoir une connaissance de cette histoire.

Nous avons vécu le rejet et les injustices, dit-elle. [Être] Métis aujourd’hui, c’est donner une voix à nos anciens. Ça ne vient pas du jour au lendemain.

Elle encourage les jeunes à apprendre l’histoire du peuple métisse afin de mieux se l’approprier.

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