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Gatineau veut combler le vide laissé par les maisons démolies après les inondations

Des citoyens décorent un arbre ceinturé d'un banc sur un terrain vacant enneigé.

Des installations comme celles-ci ont commencé à faire leur apparition à Gatineau sur les terrains laissés vacants par les maisons démolies après les inondations.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Ville de Gatineau veut revitaliser les terrains laissés vacants à la suite des inondations de 2017 et de 2019. Cette semaine, le conseil municipal a octroyé 1,4 million de dollars pour de tels projets. Premier petit pas, des résidents du secteur de Pointe-Gatineau ont inauguré samedi un banc commémoratif.

Dans le secteur de Pointe-Gatineau, plusieurs rues ont des allures de quartiers fantômes. Partout, des dizaines de terrains vacants, cédés à la Ville pour la somme symbolique de 1 $, marquent le paysage là où se dressaient auparavant des maisons.

C’est vraiment étonnant, on ne se rappelle même plus des maisons, constate Suzie Perreault, une résidente de la rue Jacques-Cartier.Il y a des familles assez anciennes qui étaient ici, et qui sont parties maintenant s’installer ailleurs.

Depuis les inondations du printemps 2017, près de 200 résidences ont été démolies à Gatineau. Le nombre de terrains vacants risque toutefois d’augmenter dans les mois à venir, puisque plusieurs dossiers des inondations de 2019 attendent toujours d’être traités.

Suzie Perrault en entrevue au milieu d'un terrain enneigé.

Suzie Perreault peine à reconnaître son quartier en raison de tous les terrains laissés vacants.

Photo : Radio-Canada

C’est pour ajouter un peu de couleur à ce paysage morose qu’un banc a été installé sur la rue Saint-Louis. On ne veut pas que ce soit une scène de désolation pour les années à venir. On veut transformer ça en quelque chose qui va nous redonner cette fierté du quartier, a expliqué la conseillère du district de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau.

Il y a encore des gens qui habitent le secteur, il y en a qui vont continuer à demeurer dans le secteur et il y en a qui l’ont quitté malgré eux, le secteur.

Myriam Nadeau, conseillère du district de Pointe-Gatineau

Ironiquement, note l’élue, cette activité devait avoir lieu au printemps 2019, mais les inondations ont repoussé la mise en place de l’installation.

Myriam Nadeau répond aux questions d'une journaliste près d'un arbre ceinturé d'un banc.

La conseillère du district de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau.

Photo : Radio-Canada

Redonner vie

Les inondations ont non seulement mis à mal les infrastructures de certains quartiers, mais aussi la vie et l’esprit de communauté qui y régnaient.

Il n’y a pas eu de décès, mais les gens se perdent les uns les autres, les gens doivent déménager, ils doivent se dire adieu, ils doivent dire adieu à leur maison familiale, souligne Gabrielle Beaudoin, bénévole pour l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau.

Gabrielle Beaudoin en entrevue dans une rue de Gatineau.

Gabrielle Beaudoin est bénévole pour l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Des projets similaires ont déjà fait leur apparition ailleurs, notamment le secteur du Lac-Beauchamp. Malgré les meilleurs efforts pour essayer d’embellir les espaces, le conseiller du district, Jean-François Leblanc, croit qu’il sera pratiquement impossible de redonner un véritable souffle de vie aux voisinages défigurés.

C’est une communauté qui est déchirée. On disait qu’on ne voulait pas de quartier gruyère, ça, c’est un quartier gruyère. Qui va venir acheter une maison ici aussi : c’est ça l’enjeu, a noté M. Leblanc.

Jean-François Leblanc en entrevue dans un parc de Gatineau en hiver.

Le conseiller du district du Lac-Beauchamp, Jean-François Leblanc.

Photo : Radio-Canada

Avec les informations de Yasmine Mehdi

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