•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les infirmières mènent une deuxième grève contre le temps supplémentaire obligatoire

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

Malgré la promesse de la CAQ de l'abolir, le temps supplémentaire obligatoire est toujours utilisé comme mode de gestion, dénonce la FIQ.

Photo : iStock / Photographerlondon

Radio-Canada

Les infirmières membres de la FIQ ont mis fin, à 16 h samedi, à leur deuxième « Journée sans TSO », sans pour autant que ne soit aboli le temps supplémentaire obligatoire, comme l’avait promis la CAQ en campagne électorale.

Pendant 24 heures, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) a demandé aux gestionnaires d’organiser les horaires en conséquence, plutôt que d’inviter les infirmières à devoir refuser du temps supplémentaire obligatoire.

Une journée similaire avait déjà été tenue le 8 avril dernier.

On démontre encore une fois que lorsque les gestionnaires priorisent la planification des horaires, on est capable au Québec de passer une journée avec quelques temps supplémentaires obligatoire seulement, s’est réjouie la présidente Nancy Bédard, en entrevue à RDI Matin.

Le but de la FIQ était de permettre aux infirmières de vivre une journée normale de travail sans avoir le sentiment d’être prises en otage. Selon Nancy Bédard, dans plusieurs régions du Québec où une centaine de quarts de travail étaient à découvert, seulement une ou deux infirmières ont été obligées de rester en poste.

Les employeurs ont fait un travail colossal, je dois le dire, mais c’est ce qu’on voudrait qu’il soit instauré tous les jours.

Nancy Bédard, Fédération interprofessionnelle de la santé

La FIQ réclame l’abolition du TSO, qu’elle qualifie de violence organisationnelle. Elle juge que la mesure est utilisée comme un mode de gestion dans les établissements de santé, plutôt qu'une situation d'exception.

Les professionnels en soins actuellement méritent vraiment que leurs conditions de travail soient réglées une fois pour toutes, martèle Nancy Bédard. Le temps supplémentaire, le TSO, extrêmement occasionnel, peut arriver, mais dans le système de gestion actuel, les membres ne peuvent plus continuer d’être gérés de cette façon.

Promesse retardée

La ministre Danielle McCann en gros plan.

Danielle McCann a promis d'abolir le temps supplémentaire obligatoire chez les infirmières le 5 septembre 2018, en campagne électorale, et l'a réitéré à plus d'une reprise depuis.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

En campagne électorale, il y a plus d’un, la Coalition avenir Québec avait promis d’en finir avec ce fardeau pour les infirmières.

Or, rien n’a bougé depuis son accession au pouvoir. Le ministère de la Santé avait toutefois lancé une mise en garde contre une abolition du TSO trop rapide, qui pourrait cautionner des ruptures de service.

La FIQ presse malgré tout le gouvernement Legault de respecter sa promesse et souhaite l’instauration d’un système de gestion des horaires digne de ce nom. Elle ne souhaite pas devoir retourner devant le Tribunal administratif du travail, pour qu’il exige des employeurs qu'ils déploient les efforts nécessaires pour réduire le TSO, a aussi évoqué Nancy Bédard.

Un bilan devra toutefois se tenir au terme de l'exercice des dernières heures, pour vérifier si la suspension quotidienne du TSO a mené à des absences non remplacées, des substitutions de titres d'emploi ou d’autres méthodes de gestion qui auraient eu des impacts sur la qualité des soins.

La Fédération interprofessionnelle de la santé représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins au Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Établissement de santé

Santé