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L'incendie de l'école du Pavillon Victor-Cormier à La Sarre entraîne son lot d'inquiétudes

Des parents et leurs enfants réunis devant leur école, touchée par un incendie à La Sarre.

Des parents et leurs enfants réunis devant leur école, touchée par un incendie à La Sarre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Jean-Marc Belzile

C'est la désolation à La Sarre à la suite de l'incendie de vendredi soir qui a ravagé une partie du Pavillon Victor-Cormier de l'école l'Envol. Parents et enfants se sont relayés toute la journée, samedi, devant l'établissement afin de constater l'étendue des dégâts.

Marie-Ève Boutin, Mélissa Lemieux et Julie Brassard  et leurs enfants tenaient à venir voir l'état de leur école.

Je pense que les enfants avaient besoin d'être tous ensemble, ils avaient besoin de parler entre eux autres de se revoir, voir que tout le monde est correct, voir l'état de l'école. Ils avaient besoin d'une image pour décrire ça pour eux, affirme Mélissa Lemieux

Les enfants ont d'ailleurs plusieurs questions sans réponse pour le moment, selon Julie Brassard

C'est inquiétant parce qu'on sait pas ce qui va se passer. On est dans le néant puis si on a choisi cette école, c'est pas pour rien, c'est parce que c'est petit et il a comme un petit côté familial, dit-elle.

Ils ont peur de ne pas avoir le même professeur, de pas avoir leur même petite classe, la même petite gang d'amis, ils ont peur d'être toutes séparés, c'est ça qui les inquiète et les déstabilise, ajoute Mélissa Lemieux

Roxanne Lessard, dont le garçon fréquente l'école, est surtout heureuse que personne ne fût à l'intérieur au moment de l'incendie.

Surtout le service de garde, c'est un endroit très fréquenté par les enfants puis ça va jusqu'à 18 heures le soir. Je pense que c'est ça qui me réchauffe le coeur aujourd'hui, c'est que ce ne soit pas des vies, c'est seulement du matériel, dit-elle.

Les traces de l'incendie qui a touché l’école primaire Victor-Cormier de La Sarre.

Les traces de l'incendie qui a touché l’école primaire Victor-Cormier de La Sarre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Le bâtiment a été très endommagé et les élèves pourraient devoir terminer l'année scolaire à un autre endroit.

Une rencontre d'urgence aura d'ailleurs lieu dimanche avec tous les acteurs impliqués afin de décider où iront les élèves, dit la directrice générale de la commission scolaire du Lac-Abitibi, Isabelle Godbout.

Notre plan A c'est certain que c'est la Pavillon de l'Académie qui est en ville, c'est le pavillon primaire le plus près, suggère-t-elle. Sinon on a toujours l'option de regarder si le Centre de formation générale des adultes aurait de la place, est-ce que la cité étudiante La Polyno aurait de la place, mais idéalement on aimerait conserver la clientèle primaire dans un secteur où c'est primaire que ce soit le moins dérangeant pour les enfants et le plus confortable pour eux.

À court terme, il est assuré que les enfants n'auront pas d'école en début de semaine prochaine.

Même si on pense à une relocalisation, que ce soit à l'Académie ou ailleurs, ça va nécessiter des réaménagements. Il va y avoir des communications avec les parents après notre rencontre dimanche, mais c'est clair qu'on va se donner du temps pour bien aménager le retour en classe des enfants où qu'il soit, ajoute Isabelle Godbout.

Deux femmes se font face devant un immeuble touché par un incendie.

La directrice de la commission scolaire du Lac-Abitibi, Isabelle Godbout, à droite discute avec une mère de famille au sujet du feu qui a touché l'école primaire de l'Envol, Pavillon Victor-Cormier de La Sarre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

La reconstruction n'est pas assurée

Dans le domaine de l'éducation, les commissions scolaires s'assurent elles-mêmes. L'école n'avait donc pas d'assurances privées. C'est le gouvernement du Québec, via le ministère de l'Éducation, qui prendra la décision de reconstruire ou non le Pavillon Victor-Cormier.

Est-ce que la structure est touchée? Est-ce que ça génère des coûts importants? Le ministère va considérer beaucoup de facteurs avant de décider si on rebâtit. La clientèle potentielle aussi, est-ce qu'on peut relocaliser de façon permanente dans un autre pavillon? C'est le genre de chose qu'ils vont regarder avant de répondre oui ou non à une reconstruction et même à une rénovation, affirme la directrice générale de la commission scolaire du lac-Abitibi, Isabelle Godbout

La directrice générale de la Ville de La Sarre, Isabelle D'Amours, affirme que la municipalité compte bien mettre de la pression politique afin de s'assurer qu'il y ait une reconstruction.

On est toujours sur nos gardes quand il est le temps de se battre pour maintenir nos acquis, on l'a vu dans le passé, donc on va être vigilant et on va s'assurer que le gouvernement va être derrière nous pour une reconstruction, dit-elle.

La cause de l'incendie est inconnue mais l'événement est considéré comme suspect par la Sûreté du Québec (SQ). D'ailleurs, lors de notre passage à l'école samedi, la SQ et le service des incendies de La Sarre étaient sur place pour l'enquête.

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Abitibi–Témiscamingue

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