•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pour survivre, les églises de la Mauricie devront se transformer

L'historien René Beaudoin est à un micro et parle devant une dizaine de personnes dans une église.

Un bilan de l'état des églises en Mauricie a été présenté par l'historien René Beaudoin samedi aux paroissiens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des fidèles et des membres de la communauté se sont rassemblés samedi pour discuter de l'avenir des églises de la Mauricie. Plusieurs paroisses de la région font face à une situation financière difficile et n'ont pas l'argent nécessaire pour maintenir les églises ouvertes, selon le Comité sur l'avenir des églises en Mauricie.

Ce comité a été mis sur pied, il y a un an, pour étudier la question. Son responsable, l'historien René Beaudoin, est venu présenter l'état des lieux de culte de la région. Le bilan s'appuie sur les résultats d'un questionnaire envoyé aux différentes paroisses.

Aux prises avec un nombre de plus en plus faible de fidèles et de bénévoles, de nombreuses églises de la région peinent à garder la tête hors de l'eau. Dans le diocèse de Trois-Rivières, cinq églises ont fermé leurs portes en 2019. Au cours des prochaines années, les églises à bout d'argent et de ressources devront être vendues ou encore converties en un lieu à vocation différente, croit René Beaudoin.

L'historien explique qu'il n'existe pas une solution qui conviendra pour toutes les églises, mais qu'il faut regarder la situation avec lucidité.

Certains se sont départis de leur grande église, qui était le grand éléphant blanc, pour le remplacer par quelque chose de plus petit. Tout ce travail-là prend de trois à cinq ans à faire. Quelle est la perspective de vie de la corporation qui est propriétaire de l'église? Est-ce qu'elle en a pour trois ans? Est-ce qu'elle en a pour cinq ans? Est-ce qu'elle en a pour dix ans? Ça veut dire qu'elle doit prendre des décisions dès maintenant, élabore M. Beaudoin.

Les membres de la communauté vont maintenant tenter de trouver des pistes de solution. Les paroissiens rencontrés sur place étaient bien conscients de la nouvelle réalité.

À Saint-Adelphe, il y a 950 résidents, à peu près 50 personnes qui fréquentent l'église. La bâtisse peut accueillir 500 personnes. Alors financièrement, ça n'arrive plus, indique le marguillier de la fabrique Saint-Cœur-de-Marie, Claude Thiffault.

Neuf personnes sont assises et regardent vers l'avant dans une église. Un homme aux cheveux blancs et avec des lunettes est en avant-plan.

Plusieurs dizaines de citoyens préoccupés par l'avenir des paroisses de la Mauricie se sont rassemblés samedi à l'église Jean-XXIII. Le Comité sur l'avenir des églises en Mauricie a présenté un l'état des lieux.

Photo : Radio-Canada

Nicole Veillette de Sainte-Thècle, elle aussi présente à la rencontre, s'inquiète que des églises de villages puissent être démolies.

Quand une église ferme ou est démolie dans une petite communauté, c'est l'âme du village qu'on vient d'attaquer, croit-elle.

Plusieurs voient positivement cette réflexion collective.

Comme catholique pratiquante et impliquée en église, je trouve que c'est un beau chantier. C'est un grand défi, mais je pense que ça nous appelle à aller plus loin comme communauté catholique, estime Julie Simoneau, marguillière de Notre-Dame-de-Montauban.

D'après les informations de Rémi Authier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Mauricie et Centre du Québec

Croyances et religions