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Des ateliers autochtones pour rendre le sport plus inclusif

Une partie de crosse lors des Jeux autochtones de l'Amérique du Nord.

Une partie de crosse lors des Jeux autochtones de l'Amérique du Nord à Hagerville, en Ontario, en juillet 2017.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Un atelier destiné aux entraîneurs spécialisés, organisé à l'Université de Windsor cette fin de semaine, se penche sur les besoins des athlètes autochtones. Le programme se base sur l’idée que chaque athlète est différent et que chaque entraîneur devrait faire du sport un espace inclusif et sécuritaire pour les athlètes autochtones.

Le module pour entraîneurs d'athlètes autochtones est un atelier du programme national de certification des entraîneurs.

Vicky Paraschak fait partie de l'équipe ayant reçu un financement pour organiser un atelier de neuf heures comprenant des approches globales en matière d'entraînement, de racisme et de bien-être pour les athlètes autochtones.

Une femme regarde l'objectif dans une salle de nouvelles.

Mme Paraschak estime que cet atelier est un moyen de proposer davantage de programmes d'études liés aux populations autochtones.

Photo :  CBC / Tom Addison

Professeure au Département de kinésiologie de l'Université de Windsor, elle explique que la formation est offerte par des leaders possédant une expérience directe, notamment Greg Henhawk, des Six Nations de la rivière Grand, chargé de former les personnes-ressources.

C'est très intéressant, a déclaré Mme Paraschak, qui confie ne pas avoir vu les heures passer lors de l'atelier. Elle souligne que l’accent est mis sur l'approche culturelle et spirituelle que les individus pourraient adopter.

Le rapport de la Commission de vérité et de réconciliation pousse les écoles à proposer davantage de programmes d'études liés aux populations autochtones, mais Mme Paraschak affirme que le Département de kinésiologie avait du mal à trouver un moyen de le faire. Elle estime que l'atelier est une façon de répondre à cette difficulté.

J'aimerais beaucoup que tous les entraîneurs de la région de Windsor-Essex suivent l’atelier, a déclaré Vicky Paraschak. C’est une approche inclusive du sport autochtone.

Angel Renaud suit l'atelier pour la première fois. Elle est éducatrice et athlète d’origines ojibwée et outaouaise. Elle explique que les entraîneurs ont parfois peur de dire la mauvaise chose.

Ils pourraient avoir du mal à trouver ou à interpréter différentes ressources [...], ils pourraient ne pas savoir comment aborder un sujet, a déclaré Angel Renaud.

Connaître l’expérience de la vie d'une personne autochtone contribuerait à une meilleure [discussion].

Angel Renaud, athlète autochtone

Angel Renaud a joué au basketball, a boxé et aidé à entraîner à la crosse, mais elle n'a jamais eu d'entraîneur autochtone. Elle pense que n'importe qui pourrait bénéficier de l'atelier.

Les athlètes autochtones ne se voient pas représentés dans les médias, ni même présentés de façon positive, estime-t-elle. Savoir que l'entraîneur sait maintenant à quoi l'athlète est confrontée... ces techniques et la compréhension des valeurs des cultures autochtones [est utile].

Tous les participants à l'atelier ne sont pas autochtones — ni seulement des entraîneurs — mais, selon Vicky Paraschak, les personnes qui ont suivi le cours par le passé affirment que cela leur donne une approche de vie.

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