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L’un des secrets pour bâtir une équipe de football gagnante : le recrutement à l’étranger

Des joueurs de football tiennent un caucus sur le terrain.

Joshua Vatté a été étonné de constater à quel point la stratégie occupait une place prépondérante dans le jeu au Québec. La préparation physique prévalait sur la dimension tactique en France.

Photo : Radio-Canada

Catherine Gignac

Les Gaillards du Cégep de Jonquière ont connu une saison régulière et des séries éliminatoires remarquables en 2019. À ce jour, les hommes de l'entraîneur-chef François Laberge n'ont connu qu'un seul revers lors de leur partie d’ouverture, un match inaugural qu’ils n’avaient même pas pu disputer en raison d’un chapelet de suspensions liées à une initiation controversée.

Samedi soir, à Thetford Mines, ils tenteront d'asseoir leur suprématie et de faire oublier une bonne fois pour toutes ce fâcheux incident de parcours en  vainquant les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe et en remportant ainsi la récompense ultime de la Division trois du football collégial : le Bol d'or.

Pour essayer d'y arriver, ils pourront bien sûr compter sur de nombreux talents québécois, mais aussi sur plusieurs espoirs dénichés à l'étranger.

Selon le directeur des affaires étudiantes et des services communautaires du Cégep de Jonquière, Dave McMullen, les efforts de recrutement en France portent, en effet, leurs fruits.

Il raconte que des représentants de l’établissement se rendent régulièrement dans l’Hexagone pour y repérer les footballeurs de la relève les plus talentueux.

M. McMullen ajoute qu'un éclaireur se trouve même sur place.

On a quelqu’un qui est basé là-bas, qui peut aider à établir les liens, les contacts avec les jeunes, les familles, les équipes, explique-t-il, avec enthousiasme.

Le résultat, c’est que bon an mal an, de 12 à 15 Français enfilent l’uniforme des Gaillards.

S'il faut en croire Dave McMullen, même si ces athlètes européens arrivent à Jonquière en espérant rafler le Bol d’or, ils savent fort bien que la performance sportive ne pourra jamais primer sur la réussite académique.

A priori, les jeunes réalisent que quand ils s’en viennent ici, c’est pour étudier. Le football, ça doit être secondaire. Il faut que ce soit une motivation à poursuivre leurs études, résume M. McMullen, d'un ton sans appel.

Deux hommes souriants discutent avec une équipe de Radio-Canada.

Dave McMullen et Joshua Vatté ont rencontré une équipe de Radio-Canada à la veille du match du Bol d'or.

Photo : Radio-Canada

Le parcours d’un Gaillard de la Normandie

En 2017, Joshua Vatté a quitté la France pour s’installer au Québec.

Il voulait y parfaire son éducation en matière de gestion commerciale et il souhaitait également avoir la chance de faire partie de la brigade offensive des Gaillards.

Le jeune homme a adopté une attitude prudente à son arrivée en sol jonquiérois.

À la base, je ne venais que pour six mois, pour voir si ça me convenait. En fin de compte, je me plais bien ici.

Joshua Vatté

Il juge qu’il a facilement réussi à faire son nid dans son nouvel environnement parce qu’il a été étroitement encadré, et ce, dès l’instant où il a été approché par des représentants des Gaillards.

Quand ils sont venus me chercher, ils m’ont parlé, ils m’ont présenté le Cégep de Jonquière, la vie ici. Ils m’ont expliqué comment mon intégration allait se dérouler. Ça a joué beaucoup. J’ai aussi été très bien accompagné. Je n’ai rien à redire sur l’accueil reçu. C’était parfait. La preuve : je suis encore ici!

Joshua Vatté

Comme l’athlète de 21 ans estime ne pas avoir le gabarit nécessaire pour pouvoir se tailler une place au sein d’une équipe universitaire, il entend disputer son dernier match de football samedi.

Ça va être la fin d’un chapitre, reconnaît-il, d’un ton empreint de nostalgie.

Par contre, s’il n’en tient qu’à lui, son histoire d’amour avec la Belle Province se poursuivra.

Je veux rester au Québec. Je vois qu’il y a beaucoup de possibilités dans l’entrepreneuriat. Ça m’attire. Pour moi, ce serait vraiment quelque chose de positif d’ouvrir mon entreprise ici.

Joshua Vatté

Pour en savoir davantage à propos d'un ancien joueur des Gaillards du Cégep de Jonquière :

Maxime Rouyer, le petit frère français des Eskimos

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Saguenay–Lac-St-Jean

Football collégial