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La mise en conserve : un procédé risqué

Le pot Mason est entouré de laine.

Un pot Mason

Photo : Zone 3

Radio-Canada

Un commerce de Montréal a dû retirer cette semaine des produits de ses tablettes qui provenaient de la Péninsule acadienne, parce qu'on craignait qu'ils aient été mal scellés sous vide.

Cet incident rappelle à la population que, pour conserver des fruits de mer, la mise en conserve – ou le brokage, comme certains l'appellent – n'est pas toujours la meilleure technique.

Armand Mainville, pêcheur, conserve beaucoup de fruits de mer pour sa consommation personnelle.

J'ai mon garçon qui vit à Montréal. Quand il descend, on lui donne ce qu'il a besoin. On va dire comme qu'on dit : sa saison d'hiver.

Armand Mainville, pêcheur d'expérience

Sa femme et lui congèlent eux-mêmes les fruits de mer qu'ils achètent lors de la haute saison.

Une pince de homard avec une feuille de menthe.

La mise en conserve de fruits de mer comporte plusieurs risques, estime Armand Mainville, pêcheur.

Photo : Radio-Canada / Laurent Boursier

Et pour eux, il n'est pas question de conserver ces aliments dans des pots Mason sous vide.

Non, je ne touche pas à ça [les pots Mason]. Dans ces produits-là, tu ne peux jamais dire...

Armand Mainville

Il trouve que la mise en conserve est un procédé trop risqué s'il est mal maîtrisé.

S'il est bien fait, il n'y a pas de trouble avec le brokage. Mais ça prend des compagnies qui fassent ça [qui sont spécialisées] et qui ont toute la technique pour faire quelque chose de correct, explique-t-il.

Rappel de produits de la Péninsule acadienne

C'est justement ce qu'a appris à ses dépens un marché de la région de Montréal cette semaine.

Des pots Mason de crabe et de homard ont été retirés des tablettes par l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Ces pots Mason ont été produits dans la Péninsule acadienne par un particulier, et on a estimé qu'ils représentaient un risque pour la santé.

À l'épicerie de la Pointe-Rocheuse, à Caraquet, les produits sous vide proviennent tous d'entreprises vérifiées. Si le pot Mason est mal scellé, il peut donner le botulisme, une maladie grave.

Heureusement, personne n'a été malade à la suite de l'incident à Montréal.

D'après un reportage d'Alix Villeneuve

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