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Fonderie de Belledune : le milieu des affaires retient son souffle

Mario Boudreau dans une allée de son magasin, où l'on peut voir derrière lui des vêtements, des bottes de travail et des trousses de premiers soins.

Mario Boudreau, propriétaire du magasin Chez Boudreau à Nigadoo.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

Les gens d’affaires du nord du Nouveau-Brunswick sont inquiets. La fermeture prochaine de la fonderie signifie la fin de plusieurs ententes commerciales ainsi que la mise à pied de 400 travailleurs bien rémunérés qui fréquentaient leur commerce.

Mario Boudreau, propriétaire de Chez Boudreau, estime que la fermeture de la fonderie affectera ses ventes.

Le magasin Chez Boudreau, vu de l'extérieur avec ses pompes à essence Petro-Canada.

Le magasin Chez Boudreau abrite une cantine, une station d'essence, une boutique d'articles divers et plus encore.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

C'est des gros salaires qu'il y a là-bas, on parle pas des salaires minimums.

Mario Boudreau, propriétaire de Chez Boudreau

M. Boudreau prédit également une diminution de sa clientèle provenant de l'extérieur, comme la fonderie accueillait régulièrement des travailleurs contractuels.

Ils pouvaient venir manger, mettre de l'essence, acheter bien des choses. Des bottes, du linge [...] des casques de sécurité, des gants. C'est certain qu’ils achetaient toutes sortes de choses. Ceux-là on les verra plus, se désole M. Boudreau.

La fin de plusieurs ententes

René Duclos, un homme, debout dans une cuisine de restaurant.

René Duclos est le priopriétaire de Dixie's Pizza Shack, à Petit-Rocher.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

René Duclos, un restaurateur de Petit-Rocher, avait une entente avec la fonderie pour alimenter les employés qui avaient à faire des heures supplémentaires. Il estime que la fermeture de l’usine représentera une perte de 5 à 7 % de ses ventes annuelles, soit environ 50 000 à 60 000 $.

Une voiture de livraison s'apprête à prendre la route devant le restaurant Dixies, à Petit-Rocher.

M. Duclos livrait les repas aux travailleurs de la fonderie qui faisaient des heures supplémentaires.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Les repas étaient fournis par la compagnie. La compagnie m'appelait pour les repas, pis je les livrais directement là [à la fonderie] avec mon char de livraison.

René Duclos, restaurateur de Petit-Rocher

Pour l'entreprise DBM de Charlo, spécialisée en mécanique industrielle, la fonderie représentait de 5 à 10 % de ses revenus.

Luc Bernard de face, dans son bureau.

Luc Bernard est propriétaire de l'entreprise DBM, à Charlo, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On était censé retourner pour faire la deuxième phase de leur système de plan d'acide. Pis pour nous autres, ça représentait de 5 à 10 millions en chiffre d'affaires de plus, explique Luc Bernard, propriétaire de l'entreprise.

Et même si ces pertes font mal, M. Bernard reste positif.

On est chanceux, on a beaucoup de clients, de bons gros clients. Fait qu'on n'a pas mis tous nos oeufs dans le même panier. Pis aujourd'hui en affaires, c'est ça qu'il faut faire. Il faut avoir plusieurs oeufs parce que si t'échappes ton panier, malheureusement tu tombes avec.

Comme quoi la diversification est souvent la clé pour faire face à ce type de fermeture.

D'après un reportage de François Vigneault

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