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Les nouvelles exigences de transport des animaux affecteront des fermiers de la région

Un veau regarde l'objectif de la caméra. Il est dans une étable sur du foin.

Un veau âgé d'un jour (archives)

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

Boualem Hadjouti

De nouvelles exigences en matière d'alimentation, d'abreuvement et de repos des animaux transportés entrent en vigueur en février au Canada. Ces nouvelles normes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) visent à assurer la santé et le bien-être des animaux lors du transport. Les changements pourraient faire mal à des producteurs laitiers de la région de l'Abitibi-Témiscamingue.

Les modifications couvrent toute la période de transport de l'animal, de sa ferme de naissance jusqu'à son nouvel emplacement. L'Agence canadienne affirme vouloir améliorer le bien-être des animaux s'ils sont transportés de manière plus efficace et moins risquée.

Elle entend s'assurer que les animaux aient la nourriture, l'eau et le repos dont ils ont besoin durant le transport. Parmi les changements, il y a la durée du transport des veaux laitiers. Elle ne devrait pas dépasser 12 heures avant qu'ils aient accès à la nourriture et au repos.

Jean-François Breton transporte des animaux de l'Abitibi vers l'extérieur de la région, des vaches de réforme, des veaux d’embouche et des petits veaux laitiers. Il affirme qu'il lui sera difficile de respecter la durée de temps qu'impose la nouvelle réglementation pour la centaine de veaux laitiers qu'il transporte chaque mois à Saint-Hyacinthe.

En n'ayant plus les petits veaux laitiers, puisque pour février on va arrêter et on va mettre sur la glace le transport de ces petits veaux-là, ça va atteindre la séquence des [transports] qu'on fait, le temps de trouver une nouvelle alternative pour l'écoulement de ces petits veaux-là [...] Il y a beaucoup de gens autour des décisions à prendre, les acheteurs, les transporteurs et les vendeurs, tout le monde est concerné, dit-il.

Il y a beaucoup de gens à mettre ensemble pour trouver une solution. Pour le moment, il n y a pas de solution.

Jean-François Breton

Le producteur laitier de Poularies Gabriel Rancourt sera affecté par les nouvelles mesures. Le président des Producteurs de lait d’Abitibi-Témiscamingue dit que ces changements auront surtout des conséquences sur la rentabilité de sa ferme s'il ne trouve pas de transporteur.

Pour nous autres, conserver cet animal-là c'est des coûts, c'est juste des coûts, il n'y a pas de bénéfices, il n'y a pas de revenus, c'est juste des dépenses. On va souhaiter que ça se règle avec un transport. Je n'ose même pas penser ce qui va se passer s'il n'y a pas de transport. Si on n’a plus de transport, ça ne va pas bien avec les petits veaux. À un moment donné, on va manquer de place parce qu'on ne va pas garder un veau de même parce que ça coûte cher, explique-t-il.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments affirme qu'elle travaille présentement avec les représentants nationaux de l’industrie laitière et de l’industrie du veau afin de revoir et discuter des inquiétudes liées au transport suite à la modification de la réglementation sur le transport des animaux.

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