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Le projet d'ébénisterie communautaire tarde à voir le jour à Rimouski

Des jeunes en formation dans un atelier d'ébénisterie.

Des jeunes en formation dans un atelier d'ébénisterie

Photo : getty images/istockphoto / monkeybusinessimages

Shanelle Guérin

Un projet d’ébénisterie communautaire pourrait voir le jour à Rimouski, notamment pour briser l’isolement des personnes de 50 ans et plus. Cependant, l’organisme à but non lucratif (OBNL) Ébénisterie communautaire Rimouski ne trouve pas de local pour aménager l’atelier.

L’organisateur, Normand Pelletier, presse la mairie de fournir à l'OBNL un local d’environ 2000 pieds carrés, sans quoi l’organisme devra remettre les fonds au gouvernement fédéral. Le gouvernement fédéral ainsi que la Caisse Desjardins lui ont octroyé des subventions de 25 000 $ et de 5000 $ respectivement.

Normand Pelletier déplore n'avoir eu aucun engagement de la Ville, mais il a reçu l’appui du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) qui en reconnaît la pertinence pour permettre un vieillissement actif de la population.

Ce qu’on espère maintenant, c’est qu’on puisse s’asseoir autour d’une même table, nous autres, la Ville, avec notre député, avec le CISSS pour trouver une solution. Mais, arrêter de parler dans les corridors pis agir. On considère qu’après deux ans, on a été assez patients.

Normand Pelletier, organisateur d'Ébénisterie communautaire Rimouski

Pour accéder à l’atelier d’ébénisterie, Normand Pelletier propose aux citoyens de 55 ans et plus de se doter d’une carte de membre au coût de 40 $ par année, et d’apporter son propre bois. L’OBNL Ébénisterie communautaire Rimouski fournit les équipements et l’expertise sur place.

Un groupe d'aînés posent en arrière du député de Rimouski-Neigette, Harold Lebel, au côté de l'organisateur du projet, Normand Pelletier.

Des membres aînés de l'organisme montrent leur appui au projet d'ébénisterie communautaire à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Que dit la Ville de Rimouski?

La Ville se dit prête à travailler afin de trouver une solution pour mener ce projet à terme. Cependant, le maire de Rimouski, Marc Parent, considère que fournir un local exclusivement à ce groupe de citoyens est un projet très onéreux pour la Ville de Rimouski. Marc Parent estime également que le coût de la carte de membre, 40 $ par année, est dérisoire et rend le projet encore plus onéreux.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, mentionne tout de même avoir discuté avec la Commission scolaire des Phares. Celle-ci possède un local d’ébénisterie et aurait proposé de le partager avec l’organisme. En raison d’un conflit d’horaire, le maire dit que les citoyens concernés auraient refusé l’offre.

Briser l’isolement

Le projet d’ébénisterie communautaire s’inscrit dans une logique de vieillissement actif de la population. D’autres groupes d’ébénisterie existent au Bas-Saint-Laurent et contribuent à briser l'isolement des personnes âgées. Le tout porte sur l’autogérance, l’entraide et l’échange.

Le député péquiste Harold LeBel souhaite que les gens demeurent le plus possible à la maison. Ça permet à des gens, surtout à des hommes qui sont plus portés à s’isoler, de venir jaser entre eux autres, venir faire des choses, préparer des choses, venir parler à des plus jeunes, souligne le député.

C’est tellement un beau projet, on peut pas l'échapper.

Harold LeBel, député de Rimouski-Neigette

Harold LeBel se dit persuadé que la Ville sera en mesure de trouver un local.

Population vieillissante

Selon le plus récent rapport de l'Institut de la statistique du Québec, le Bas-Saint-Laurent se trouve au deuxième rang des régions où la population est la plus âgée dans la province.

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