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La nouvelle réglementation du vapotage fait des mécontents

Gros plan sur le bas du visage d'un homme, de profil, fumant une cigarette électronique.

La Colombie-Britannique a annoncé une série de mesures pour lutter contre le vapotage, qui entreront en vigueur au printemps 2020.

Photo : iStock

Timothé Matte-Bergeron

Malgré un accueil favorable de l’opposition officielle à Victoria, les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement de la Colombie-Britannique pour lutter contre le vapotage sont considérées comme étant trop restrictives par certains groupes.

Le psychologue Christopher Lalonde, de l’organisation provapotage Rights for Vapers, déplore l’approche choisie par la province.

Les vapoteurs adultes qui utilisent ces produits pour se tenir loin de la cigarette vont souffrir de ces règlements, affirme-t-il. Les adultes fumeurs qui choisissent le vapotage devraient être encouragés et applaudis, pas marginalisés.

Le gouvernement a annoncé que tout produit de vapotage aromatisé devra être vendu uniquement dans des magasins accessibles aux personnes âgées de 19 ans et plus, à partir du printemps 2020. De plus, tous les emballages devront être neutres et contenir des avertissements sur les risques pour la santé.

Christopher Lalonde ne remet pas en question l’idée de protéger les jeunes. Personne ne croit que les jeunes doivent vapoter, dit-il. Toutefois, selon lui, l’augmentation prévue de la taxe de vente sur ces produits, de 7 % à 20 %, découragera les fumeurs de faire la transition vers le vapotage, moins nocif.

Les jeunes ne se procurent pas leurs produits dans les boutiques pour adultes, mais sur le marché noir ou par l’intermédiaire d’amis et de connaissances, ajoute-t-il. Je ne suis pas sûr que les taxes et les restrictions remédient à cela.

L'attrait pour les jeunes : le problème

J’aimerais voir des données qui montrent que le vapotage amène vraiment les gens à arrêter de fumer, réplique le professeur en psychologie Marvin Krank, de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) dans l'Okanagan.

Le problème avec le vapotage, c’est l’attrait pour les jeunes, en raison de la publicité et du marketing, et la disponibilité des différentes saveurs, indique-t-il.

D'après lui, les timbres et les gommes à la nicotine ont fait leurs preuves pour aider les fumeurs à renoncer à la cigarette, contrairement aux vapoteuses.

Hors des dépanneurs

À Vancouver, le propriétaire du magasin de cigarettes électroniques City Vapor, Gagan Gauty, accueille assez favorablement les mesures annoncées par le gouvernement, à l’exception de l’augmentation de la taxe de vente pour les produits du vapotage.

C’est bien de sortir tout ça des dépanneurs, affirme-t-il. Il admet que l’obligation de vendre les produits de vapotage aromatisés dans des boutiques comme la sienne est bonne pour les affaires.

Toutefois, d’après lui, cela aura aussi un impact positif sur les jeunes, qui ne les verront plus exposés à proximité des croustilles, des bonbons et des boissons gazeuses, comme s’ils étaient comparables.

Des bouteilles colorées sur des tablettes, certaines d'entre elles sont en spécial.

Un produit sur cinq sur les tablettes du magasin City Vapor ne pourra plus être vendu à partir du printemps 2020, selon son propriétaire.

Photo : Radio-Canada / Kim Vermette

La Colombie-Britannique a aussi annoncé son intention de limiter la proportion de nicotine dans les recharges pour cigarettes électroniques à 20 mg/ml.

C’est 20 % de son stock qui devra en conséquence être retiré des tablettes, affirme M. Gauty.

Avec des informations de Kim Vermette et Claudia Cantin

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