•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Pour mieux t’aimer », un film 100 % acadien acclamé du public

scène d'hiver.

Le talent acadien était mis de l'avant dans ce film de Denise Bouchard et Gilles Doiron.

Photo : Botsford Bros.

Camille Bourdeau

Des centaines de spectateurs ont assisté à la première du film Pour mieux t’aimer au Théâtre Capitol à Moncton, afin de célébrer le talent acadien sur grand écran.

Pour mieux t’aimer est un drame familial qui flirte avec le suspense.

Une mère abandonne son mari et ses deux fils, sans laisser de traces. Trente ans plus tard, l’arrivée d’une jeune Roumaine dans le village permettra de rassembler les morceaux manquants du casse-tête.

Une première de film qui marquera l'histoire, puisque Denise Bouchard est la première Acadienne à réaliser un long métrage de fiction, d'autant plus que le film a été conçu par une équipe entièrement acadienne.

Juste pour ça, c’était important que je sois présent, admet fièrement un spectateur, qui n’aurait manqué la projection pour rien au monde.

Les accents et les paysages de la Péninsule acadienne ont su charmer les spectateurs, ravis de se reconnaître au grand écran.

Apparemment, c’était un très petit budget, relate un spectateur surpris de la qualité de la production. Ils ont fait un petit chef-d’oeuvre avec ça.

La justesse des comédiens

Pascal Lejeune et Pierre Guy Blanchard, qui n’avaient jamais joué devant la caméra, sont les deux grandes découvertes de la soirée.

Par son regard, Pascal Lejeune transmet avec subtilité tout le bagage émotif de son personnage.

Pierre Guy Blanchard, qui signe également la trame sonore du film, incarne un Léo vulnérable et attachant.

Scène d'hiver, un homme portant un casque et de grosses lunettes.

La justesse du jeu de Pierre Guy Blanchard a épaté le public lors de la première du film « Pour mieux t'aimer ».

Photo : Botsford Bros.

Le jeu de Pierre Guy Blanchard, c’est incroyable! Tu croirais que cet homme-là a toujours fait ça pour gagner sa vie!

Un spectateur

À la sortie de la salle, son nom était sur toutes les lèvres.

Une intrigue complexe

Pour mieux t’aimer met du temps à donner le ton, mais dès le dévoilement du premier secret, les rebondissements se bousculent.

Les relations entre les personnages sont complexes, et les jumelles identiques mêlent davantage le spectateur.

Il fallait rester concentré pour bien suivre. C’était un peu compliqué, mais on a fini par se démêler.

Un spectateur
gens assis autour d'une table.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« Pour mieux t'aimer » a été tourné dans la Péninsule acadienne à l'hiver 2018.

Photo : Botsford Bros.

À la fin de la projection, plusieurs spectateurs tentaient toujours de comprendre.

Si on le regardait une deuxième fois, on pourrait démêler tout ça, lance une spectatrice confuse à son amie.

Malgré ces confusions, le film puise sa force dans l’humanité des personnages qui, malgré le drame, arrivent à nous attendrir par des gestes ou des répliques d’un naturel désarmant.

Mission accomplie malgré les défis

Produit avec un microbudget de seulement 250 000 $, Pour mieux t'aimer n'a fait aucun compromis sur la qualité.

Les coréalisateurs Denise Bouchard et Gilles Doiron ne cessent de souligner le travail acharné de leurs collègues qui ont bravé le froid glacial de l’hiver acadien lors du tournage.

Images de Gilles qui tient une caméra de tournage et Denise qui l'écoute.

Le réalisateur Gilles Doiron en discussion avec la comédienne Denise Bouchard.

Photo : Botsford Bros./Martin Goguen

La réaction du public nous rend très heureux, admet Denise Bouchard.

Ça relève du miracle, s’est exclamé le comédien octogénaire Donat Lacroix, qui voyait pour la première fois le montage final de ce film auquel il a pris part.

Un homme portant une tuque, regardant un autre homme de dos.

Donat Lacroix était surpris de la qualité de ce film, réalisé avec un budget plutôt modeste.

Photo : Botsford Bros.

Faire un film comme ça avec si peu d’argent [...] Ça surpasse mes attentes. J’étais content de faire partie de ce film. Ce sera probablement le dernier, à l’âge que je suis rendu. C’était ma contribution au cinéma acadien!

Donat Lacroix, comédien

Il espère que le succès du film servira d’exemple et permettra aux projets cinématographiques en Acadie d’obtenir davantage de financement.

Le Festival international du cinéma francophone en Acadie est présenté du 14 au 22 novembre 2019.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Cinéma