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La GRC érige une hutte de sudation de spiritualité autochtone à Saint-Jean, T.-N.-L.

Ches Parsons.

Le commissaire adjoint de la GRC, Ches Parsons, a inauguré la suerie vendredi matin à Saint-Jean.

Photo : CBC / Mark Quinn

Patrick Butler

La GRC à Terre-Neuve-et-Labrador inaugure une hutte de sudation permanente près de son quartier général, à Saint-Jean, afin de resserrer ses liens avec les Premières Nations et d’instruire ses membres et le public de l’importance des traditions autochtones.

La structure consiste en un cadre de branches d’aulne enveloppé de couvertures et d'une bâche. Jusqu'à 50 personnes peuvent y entrer. Lors des cérémonies de purification, l’eau est versée sur des pierres chauffées au rouge pour créer une vapeur presque suffocante.

Être dans la hutte, c’est un processus psychologiquement et physiquement stressant. L’expérience est différente pour chaque personne chaque fois qu’elle le fait, explique le sergent Troy Bennett, un policier micmac basé à Stephenville. Il explique pourtant que les cérémonies de la hutte peuvent aider à purifier l'esprit et le guérir.

Des rondins de bois sont empilés sur une pelouse.

La hutte de sudation de la GRC est une installation permanente.

Photo : GRC

La GRC a bâti la hutte à la suite de consultations avec les Premières Nations micmaques Miawpukek et Qalipu, et les Innus du Labrador. C’est la deuxième hutte de sudation de la GRC. La première a été bâtie en Nouvelle-Écosse.

Le commissaire adjoint, Ches Parsons, espère que la nouvelle structure deviendra un lieu rassembleur pour les policiers et les membres du public qui font face à des situations stressantes. Il indique que la construction de la hutte est une étape importante du processus de réconciliation avec les peuples autochtones.

C’est un lieu éducatif, mais c’est aussi un genre d’éveil, remarque Ches Parsons. Chaque fois que je participe à une suerie, je sors une nouvelle personne. Dans mon cas, ça m’a aidé à enlever la douleur de la perte de mes collègues morts dans l’exercice de leurs fonctions.

Les reporters convoqués vendredi au quartier général de la GRC ne pouvaient par prendre d'images de la hutte de sudation par respect pour le lieu spirituel.

La hutte de sudation est un endroit spirituel et sacré. C’est comme une église. À cause de cet aspect spirituel, les caméras et les photos ne sont pas permises, affirme Ches Parsons.

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