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Le Manitoba reprend son programme de visites exploratoires pour les francophones

Le Manitoba est inscrit en toutes lettres sur une des routes de la province.

Le Manitoba accepte à nouveau les candidats francophones à l'immigration qui veulent venir en visite exploratoire.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Thibault Jourdan

Le gouvernement provincial accepte dès vendredi de nouvelles demandes de visites exploratoires pour des immigrants francophones qui souhaitent s’installer dans la province en passant par le Programme des candidats du Manitoba (PCM).

Les demandes de visites exploratoires, préalable à toute demande d’immigration au Manitoba par le PCM, avaient été arrêtées il y a plus de deux ans et demi, en mai 2017, en raison du trop grand nombre de dossiers reçus. Selon la province, il y avait, à l'époque, environ 500 dossiers en attente.

« Fin 2016, début 2017, on avait plus de 350 demandes », se rappelle Brigitte Léger, conseillère en immigration économique au Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), qui s’occupe du volet stratégique francophone des travailleurs qualifiés à l’étranger du PCM.

Ces visites sont planifiées plusieurs semaines à l’avance. Elles ont pour but de créer un lien entre les candidats et la province. Par exemple, cela permet aux travailleurs qualifiés qui souhaitent s’installer au Manitoba de faire des recherches sur les possibilités d’emploi et la réalité de la vie dans cette province, avant de prendre une décision finale quant à leur installation.

« Ils sont mis en contact avec des employeurs, des ordres professionnels. Ils créent un réseau, sont mis en contact avec des services vers lesquels ils pourraient se tourner. Leur projet devient concret et réaliste », explique Brigitte Léger.

Un bassin de candidats

Il y aura aussi des changements dans la sélection des personnes invitées à faire une visite exploratoire. 

Auparavant, les prétendants étaient sélectionnés par ordre d’arrivée des demandes. « Nous recevions les demandes au CDEM. On les évaluait puis on les envoyait au ministère de l’Immigration pour approbation », décrit Brigitte Léger.

Ce système fonctionnait très bien au départ, compte tenu du faible nombre de demandes, mais c’est vite devenu ingérable. « Quand on a reçu des centaines de demandes en quelques semaines », explique la conseillère en immigration économique.

Dorénavant, les immigrants potentiels doivent soumettre leur demande de visite exploratoire sur le site du PCM. Le traitement ne se fera plus selon l'ordre chronologique. À la place, un bassin de candidats sera créé et les meilleurs profils seront ensuite sélectionnés par la province.

« On s’attend à recevoir des centaines de demandes dans les prochains jours et semaines. On ne pourra jamais approuver toutes les visites et il y aura toujours beaucoup trop de demandeurs par rapport au nombre de visites possibles », explique Brigitte Léger.

On ne sait pas encore à quelle fréquence la province sélectionnera des candidats, ni combien le seront, mais cela sera fait « régulièrement », assure Brigitte Léger. Les autorités prévoient qu’avec le nouveau système, de 200 à 250 personnes seront invitées chaque année à faire une visite exploratoire.

Flexibilité pour répondre aux besoins

Il reste que la province sera plus sélective qu’auparavant. « Tout le monde ne sera pas approuvé pour une visite exploratoire », avertit la conseillère en immigration.

Le nouveau système va permettre une plus grande flexibilité pour les autorités provinciales dans la sélection des candidats. « On va pouvoir travailler avec les communautés francophones, regarder les besoins de nos communautés et sélectionner des candidats par rapport à ces besoins », se félicite Brigitte Léger. Les gens n’auront plus à attendre deux ans pour faire traiter leur demande.

Il se peut que des personnes soumettent leur profil et ne soient jamais sélectionnées. C’est une très grande possibilité.

Brigitte Léger, conseillère en immigration économique au CDEM

La collaboration entre la province et le CDEM se poursuit. « La province va nous consulter et on va pouvoir influencer les décisions prises par rapport à la sélection des candidats », précise Brigitte Léger.

« Puisque l’immigration est cruciale pour notre croissance économique, nous renforçons notre partenariat avec le CDEM afin d’appuyer la vitalité économique et culturelle de nos collectivités francophones », fait valoir le ministre du Développement économique et de la Formation, Ralph Eichler, dans un communiqué de la province.

« Cette collaboration contribuera à la réussite de l’installation et de l’intégration des immigrants francophones et elle favorisera la croissance globale des collectivités francophones du Manitoba », ajoute Louis Allain, directeur général du CDEM, dans le même communiqué. « Cette collaboration favorisera la croissance globale des collectivités francophones du Manitoba. »

L'an dernier, en 2018, le Manitoba a nommé 235 candidats francophones à travers le PCM.

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