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Agrandissement du Centre de santé communautaire Saint-Thomas

Les bras d'un médecin et de sa patiente discutant, assis à un bureau.

La clinique ajoutera bientôt à ses services un médecin de famille supplémentaire, un physiatre et un psychiatre.

Photo : iStock

Simon-Pierre Poulin

Le centre de santé Saint-Thomas, à Edmonton, embauche. La clinique doublera la surface qu’elle occupe et proposera de nouveaux services.

« C'est vraiment de bonnes nouvelles, se réjouit la médecin en chef Hélène Cuddihy, parce que ça nous permet d'augmenter l'accès à nos services, de rejoindre plus de personnes et aussi de continuer nos activités d'éducation et de promotion de la santé. »

Le financement de ces nouveaux services a été approuvé par Services de Santé Alberta à la suite de la démonstration par la clinique, chiffres en main, de la forte demande pour des soins en français. « Notre clientèle a des besoins particuliers, constate la médecin. Nous avons beaucoup de grossesses, d’étudiants et de cas de santé mentale. »

La clinique ajoutera bientôt à ses services un médecin de famille supplémentaire, un physiatre et un psychiatre.

Une date d'entrée en fonction n'est pas encore connue, mais Hélène Cuddihy espère que ce sera le plus tôt possible. « Le recrutement du nouveau personnel médical francophone est en cours, les postes sont affichés, " la grande séduction" est lancée », dit-elle.

Accès aux soins de santé en français

Le directeur général de Réseau de santé albertain, Paul Denis, fait remarquer que d'autres exemples concluants de soins de santé offerts en français existent à travers la province.

Du personnel francophone ou bilingue est déjà en mesure d’offrir davantage de services en français dans le réseau de la santé, affirme-t-il, mais, souvent, leurs compétences linguistiques ne sont tout simplement pas affichées.

Dans un rapport remis au gouvernement cet été, Paul Denis plaide pour que le gouvernement favorise l’offre proactive. « Quand les patients voient qu’un professionnel de la santé parle français, ils sont plus à même de s’adresser à lui en français. »

Il avance même un argument d'ordre économique. Une meilleure compréhension entre le patient et le traitant réduit les risques d’erreurs dans la prise de médicament et dans le diagnostic, lit-on dans ses recommandations au gouvernement.

Le nouveau système informatique Connect Care pourrait aussi afficher les préférences linguistiques des patients, suggère-t-il.

« Plus on demande des services en français, plus on va trouver des façons d’y répondre. Alors, moi, j’encourage les communautés francophones à chercher et à demander leurs services médicaux en français », conclut-il.

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Alberta

Établissement de santé