•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ugo Fredette porte en appel les verdicts de meurtres prononcés contre lui

Sur le croquis, deux avocats semblent s'interpeller devant le juge.

L'avocat de l'accusé allègue que la juge du procès pourrait avoir erré en droit dans ses directives au jury.

Photo : Radio-Canada

Geneviève Garon

Ugo Fredette demande la tenue d’un nouveau procès pour les meurtres de son ex-conjointe et d'un automobiliste. L’homme de 44 ans porte en appel sa condamnation pour les meurtres au premier degré de Véronique Barbe et d'Yvon Lacasse, après les verdicts rendus le 19 octobre dernier, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Dans son avis d'appel obtenu par Radio-Canada, son avocat allègue que la juge du procès, Myriam Lachance, pourrait avoir erré en droit dans ses directives au jury.

Pour reconnaître Ugo Fredette coupable du meurtre au premier degré de Véronique Barbe, les jurés devaient conclure qu'il l'avait harcelée et/ou séquestrée. La juge de la Cour supérieure leur a indiqué qu’ils devaient être unanimes sur le verdict, mais qu’il n’était pas nécessaire qu’ils soient unanimes sur la façon d’arriver à un verdict de culpabilité, écrit Me Philippe Comtois, dans l’avis d’appel déposé vendredi.

Ainsi, certains jurés pouvaient être convaincus qu’il y avait eu du harcèlement, d’autres plutôt de la séquestration, et tout de même rendre un verdict unanime de culpabilité. Or, cette directive pourrait avoir été une erreur, selon l’avocat d’Ugo Fredette.

Il soulève le même problème avec les indications données par la juge concernant le meurtre d'Yvon Lacasse, alors que les jurés devaient déterminer si le crime était prémédité et/ou avait été commis alors qu'Ugo Fredette séquestrait l'enfant.

Si tous les membres du jury étaient convaincus qu’au moins l’un ou l’autre des critères était rempli, ils pouvaient déclarer Ugo Fredette coupable de meurtre prémédité.

Il n’acceptait pas la séparation

Ugo Fredette dans un restaurant.

Ugo Fredette

Photo : Radio-Canada

Selon la preuve présentée au procès, Ugo Fredette a tué son ex-conjointe dans leur résidence de Saint-Eustache parce qu'il n'acceptait pas leur rupture.

Il s'est ensuite sauvé avec un enfant de six ans et a tué un automobiliste de 71 ans afin de voler son véhicule et poursuivre sa cavale.

Le jury avait délibéré pendant un peu plus de deux jours avant de rendre ses verdicts.

Ugo Fredette a automatiquement écopé de l'emprisonnement à vie. La poursuite demande à ce qu'il écope de deux peines consécutives, soit 50 ans de détention avant toute possibilité de libération conditionnelle.

La défense estime qu'une telle peine serait inconstitutionnelle et recommande plutôt la période d'inadmissibilité minimale à la libération conditionnelle de 25 ans.

Le débat sur la peine va se poursuivre l'année prochaine.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Grand Montréal

Procès et poursuites