•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La lanceuse de chaise torontoise plaide coupable

Marcella Zoia sort du tribunal en compagnie de son avocat.

Marcella Zoia quitte le tribunal à Toronto le 15 novembre.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

La femme qui a lancé une chaise d'un balcon du 45e étage d'un édifice vers l'autoroute Gardiner en février, Marcella Zoia, plaide coupable de méfait ayant mis la vie d’autrui en danger.

Une vidéo de la jeune femme lançant la chaise du balcon d'un immeuble de logements était devenue virale l'hiver dernier.

Personne n’avait heureusement été blessé par la chute de la chaise le 9 février 2019.

Après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux et l’annonce qu’elle était recherchée par les autorités, la jeune femme s’était rendue à la police. La femme s'était rendue aux autorités quelques jours plus tard.

La Couronne a d'ailleurs projeté vendredi à la cour la fameuse vidéo de l'incident, sa principale pièce à conviction dans cette affaire.

La vidéo du lancer de la chaise était devenue virale dans les réseaux sociaux

La juge Mara Green, de la Cour de justice de l'Ontario, a expliqué à l'accusée qu'en plaidant coupable, elle renonce au procès qu'elle est en droit de recevoir.

La Couronne a demandé une peine maximale de six mois de prison.

Position de la défense

L'avocat de Mme Zoia, Gregory Leslie, affirme que les accusations de nuisance publique et de méfait ayant causé des dommages de moins de 5000 $ qui pèsent toujours sur sa cliente seront retirées lors de sa prochaine comparution devant le tribunal.

Il a commenté la demande de la Couronne pour obtenir une peine de prison, la qualifiant d'excessive.

Nous devons nous rappeler que Marcella n'a que 19 ans, à cet âge, selon moi, le cerveau n'a pas tout à fait terminé son développement

Gregory Leslie, avocat de Marcella Zoia

La défense compte demander une peine avec sursis assortie de plusieurs conditions, parce que [s]a cliente comprend aujourd'hui la sévérité du délit et les conséquences de son geste.

Marcella Zoia entourée par les caméramans à la sortie de la cour.

Marcella Zoia et son avocat Gregory Leslie à la sortie de la cour lors de sa dernière comparution le mois dernier.

Photo : CBC

Me Leslie assure que la jeune femme a lancé la chaise sous la pression de son entourage. et qu'elle souffre d'anxiété depuis. Ses aveux, son plaidoyer de culpabilité, montrent qu'elle est remplie de remords, ajoute-t-il.

Avec un casier judiciaire, la défense rappelle que sa cliente est déjà interdite de séjour aux États-Unis, de sorte que la femme qui est mannequin est aujourd'hui sans emploi.

L'audience sur la détermination de la peine sera prononcée le 14 janvier à l'issue de laquelle la prévenue pourrait connaître son châtiment le même jour.

Avec les informations de Jean-Philippe Nadeau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Justice