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Des griefs pour harcèlement psychologique envers des infirmières de Québec

Une équipe médicale se rend dans une salle de chirurgie.

Photo : iStock

Alain Rochefort

Trois griefs syndicaux ont été déposés vendredi matin pour de nombreux cas de harcèlement psychologique et organisationnel envers des professionnels de la santé de Québec.

Les abus des heures supplémentaires obligatoires (TSO) seraient devenus monnaie courante dans les établissements de santé de la Capitale-Nationale. Au point où ce serait même devenu un modèle de gestion, selon les dénonciations des syndicats affiliés au CHU de Québec, au CIUSSS de la Capitale-Nationale et à l’IUCPQ.

« Depuis trop longtemps, les employeurs obligent nos membres à faire des heures supplémentaires obligatoires de façon récurrente à tel point que c’est devenu leur principal mode de gestion. Pourtant, ce recours ne devrait être utilisé que pour des situations urgentes ou exceptionnelles », déplorent les chefs syndicaux qui ont uni leur voix, vendredi matin.

Les syndicats estiment qu’il s’agit de « violence organisationnelle » en raison du caractère quotidien de telles mesures.

Les professionnels en soins de la région de Québec en ont assez et veulent pouvoir faire une journée normale de travail.

les chefs syndicaux affiliés au CHU de Québec, au CIUSSS de la Capitale-Nationale et à l’IUCPQ

Trop de patients?

Les syndicats affirment également recevoir des plaintes de leurs membres parce qu'ils doivent soigner un nombre beaucoup trop élevé de patients. Les absences non remplacées sont souvent à l’origine de ces directives, mentionnent les chefs syndicaux.

Des employés se plaignent également de devoir accomplir des tâches normalement effectuées par un employé qui possède un autre titre d’emploi.

Ensemble, les trois syndicats représentent environ 10 000 infirmières, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.

24 h sans temps supplémentaire obligatoire

À 16 h vendredi, pendant 24 heures, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) amorçait la deuxième journée nationale sans heures supplémentaires obligatoires pour le personnel de la santé au Québec. Elle espère réduire au maximum le recours systématique aux heures supplémentaires.

La FIQ presse Québec de mettre en place des solutions.

Par courriel, le ministère de la Santé souligne queles établissements ont déployé des plans d’action pour maintenir la prestation de service à la population, lors de la journée sans TSO [temps supplémentaire obligatoire] décrétée par la FIQ débutant à 16h le 15 novembre.

Il rappelle que le temps supplémentaire obligatoire demeure le dernier recours des établissements pour combler les absences et éviter les bris de services.

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