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Nouvelle rencontre tendue sur le l'usine mobile de béton bitumineux à Rimouski

De gauche à droite: Sébastien Bolduc (conseiller), Marc Parent (maire), Yves Berger (Transport Québec) et Marco Bossé (Ministère de l'Environnement).

Le maire de Rimouski, Marc Parent, était accompagné (à sa droite) de représentants du ministère des Transports et du ministère de l'Environnement.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes s’est réunie dans l’auditorium de l’école Paul-Hubert, à Rimouski, pour une séance d’information sur le projet d’usine de béton bitumineux mobile sur le chemin de Lausanne jeudi soir.

La réunion, organisée par la Ville de Rimouski, avait pour but de transmettre le plus d’information possible à la population tant sur le projet d’usine que sur les travaux à venir sur les routes dans la prochaine année, les deux étant intimement liés.

Les représentants de la Ville étaient d’ailleurs accompagnés d’administrateurs du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques et du ministère des Transports ainsi que du député de Rimouski, Harold Lebel.

La réfection de l’autoroute 20 entre la montée industrielle et la route 232, prévue à l’été 2020, amènera Transport Québec à faire des appels d’offres en conséquence, selon le directeur général du ministère des Transports pour le Bas-Saint-Laurent, Yves Berger. L’usine mobile des constructions BML servirait principalement à alimenter ces travaux, dans l’éventualité où l’entreprise obtiendrait le contrat.

La Ville de Rimouski a quant à elle fait valoir l’économie en gaz à effets de serre et en argent que permettrait l’implantation de l’usine sur le site de la carrière. Le trajet habituel des camions de la carrière à l’usine de transformation, sur le boulevard Saint-Germain, serait éliminé, diminuant le trajet des camions de 18 kilomètres.

Pour les résidents du chemin de Lausanne, le trajet est le même, c’est juste que les camions seront chargés de béton bitumineux plutôt que du gravier, a expliqué le chef de division en infrastructure urbaine pour la Ville de Rimouski, Steve Collin.

Quant aux aspects environnementaux, le directeur général régional adjoint du ministère de l’Environnement a maintenu que le projet n’irait pas de l’avant sans que les nombreuses normes environnementales provinciales soient respectées.

Le rôle de la Ville de Rimouski est extrêmement limité dans le processus d’autorisation à partir du moment où [le projet d’usine mobile] est prévu dans notre règlement de zonage, a conclu le maire, Marc Parent, qui employait un ton plus calme que lors des dernières rencontres.

Période de questions houleuse

L’atmosphère tendue des rencontres précédentes a refait surface dès les premières minutes de la période de questions. Une dizaine de citoyens se sont levés pour réitérer leur préoccupation par rapport au projet. Les principaux reproches touchaient la pollution sonore et olfactive causée par l’usine et les camions qui sortent de la carrière.

Vous nous avez parlé de plein de normes environnementales, mais je n’ai rien entendu sur la pollution par le bruit. Là je comprends que la nuit, le bruit sera significatif pour les gens qui vivent dans ce périmètre a déploré une citoyenne de Sacré-Cœur, Hélène Boutin.

Un camion lourd circule dans un chemin résidentiel.

Pour ceux qui vivent dans le secteur de la carrière, les activités industrielles et le va-et-vient des camions sont dérangeants.

Photo : Radio-Canada

D’autres citoyens ont aussi livré des témoignages empreints d’émotions. C’est notre qualité de vie que vous allez bouleverser. […] Quel message est-ce que je vais donner à mes enfants si je décide de rester ou de partir? , a demandé une résidente du secteur, visiblement émue.

Répondant à chacune des questions et commentaires, le maire a répété qu’il entendait la douleur de ses citoyens, mais qu’il avait « les mains liées ».

Il n’y a pas de situation idéale. On va tout mettre en œuvre pour vous transmettre le plus d’information possible, mais la ville de Rimouski, c’est 50 000 habitants. On doit prendre une décision qui a le moins d’impact sur l’ensemble de la population.

Marc Parent, maire de Rimouski

La compagnie Sintra, qui possède la carrière sur le chemin de Lausanne, n’était pas présente à la réunion.

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