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Les centres de santé collaboratifs ferment de plus en plus souvent

L'enseigne du service d'urgence au dessus d'une porte dans un établissement de soins de santé.

Le nombre d’heures de fermeture des centres de santé collaboratifs a augmenté de 2017-2018 à 2018-2019.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le nombre d’heures de fermeture des centres de santé collaboratifs en Nouvelle-Écosse a augmenté en un an, selon les données du ministère de la Santé.

Le ministère produit chaque année un rapport sur les fermetures des services d’urgence. Le rapport annuel est habituellement publié en décembre, mais certaines données ont été rendues publiques plus tôt cette fois-ci à la demande de députés.

Les données en question ne portent que sur les centres de santé collaboratifs.

De 2017-2018 à 2018-2019, le nombre d’heures de fermeture est passé de 4058 à 6856 dans le cas du centre de santé collaboratif de New Waterford et de 1530 à 3177 dans le cas de celui de Springhill, par exemple.

Toutes les périodes de fermeture du centre de Springhill étaient imprévues, tandis que la plupart des fermetures du centre de New Waterford étaient prévues.

Ces centres qui offrent des services d’urgence comptent habituellement un médecin par jour, une infirmière et un travailleur paramédical. Et il est possible de consulter un médecin par téléphone le soir.

La distinction entre les fermetures prévues et imprévues est importante, souligne le Dr David Petrie, directeur médical du programme provincial de soins d’urgence. Puisque les fermetures sont presque toujours liées à un manque de personnel médical, explique-t-il, les fermetures prévues sont généralement basées sur ce que l’on juge comme étant le meilleur équilibre entre la disponibilité du personnel médical et les besoins de la collectivité.

Presque toutes les fermetures des centres de santé collaboratifs de Tatamagouche et d’Annapolis Royal étaient prévues, mais non celles des centres de Parrsboro, Pugwash et Musquodoboit Harbour.

Les autorités médicales tiennent aussi compte des patients au moment de prendre une décision sur la fermeture temporaire d’un centre de santé, ajoute le Dr Petrie.

David Petrie en entrevue dans son bureau

Les autorités médicales tiennent compte des conséquences sur les patients au moment de prendre une décision sur la fermeture temporaire d’un centre de santé, assure le Dr David Petrie.

Photo : CBC

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Houston, affirme que cette hausse du nombre d’heures de fermeture révèle à quel point le système de santé est mis à l’épreuve.

Le but d’offrir des soins dans la communauté est admirable, mais il faut s’assurer que les gens y aient accès d’une façon pratique, rapide et efficace pour l’amélioration de leur état de santé, explique M. Houston. Il dit avoir l’impression que l’on s’éloigne de ce but dans la situation actuelle et qu’il est temps de réviser les choses.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de santé, Tammy Martin, estime pour sa part que les centres de santé collaboratifs peuvent fonctionner adéquatement s’ils disposent du personnel médical nécessaire. Elle propose certaines pistes de solution, dont l’emploi d’adjoints au médecin.

Des adjoints au médecin appuient des équipes dans le domaine de l’orthopédie à l’heure actuelle dans le cadre d’un projet pilote de trois ans mené par la Régie de santé.

La Régie de santé poursuit ses efforts pour améliorer les services de santé complémentaires dans la province, ajoute le Dr Petrie. Même si la Nouvelle-Écosse compte plus de services d’urgence par 100 000 habitants que les deux provinces voisines, il faut plus que des statistiques pour répondre aux besoins de tous les patients, y compris ceux en milieu rural, explique-t-il.

Il aimerait que tous les intervenants, le public comme les décideurs politiques, soient sur la même longueur d’onde et proposent des moyens d’améliorer les services de santé.

Avec les renseignements de Michael Gorman, de CBC

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