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Agression sexuelle diffusée sur Facebook : une femme reste derrière les barreaux

L'accusée Eunice Ilunga.

Eunice Ilunga, 44 ans, fait face à des accusations d'agression sexuelle, de séquestration, de voies de fait armées, d'intimidation et de méfait.

Photo :  Facebook

Radio-Canada

Le cerveau allégué d'un trio de femmes d'Ottawa, reconnues coupables en octobre d'enlèvement et d'agression sexuelle sur une connaissance, demeurera derrière les barreaux. Un juge a toutefois décidé de libérer les deux complices d'Eunice Ilunga jusqu'à leur audience de détermination de la peine, prévue en février prochain.

La Couronne réclame une peine de plus ou moins une dizaine d’années d’incarcération pour la femme de 44 ans.

Le 18 octobre, Eunice Ilunga, Sandrine Tomba-Kalema, 39 ans, et Safi Mahinja, 29 ans, ont été reconnues coupables d'agression sexuelle, d'enlèvement, de séquestration et d'introduction par effraction pour un événement survenu le 3 juillet 2015.

Eunice Ilunga a également été reconnu coupable d'agression et de distribution d'images intimes sur Internet.

La victime était connue des femmes, mais ne peut être nommée en raison d'une ordonnance de non-publication rendue par le tribunal.

La Couronne a soutenu que les crimes faisaient partie d'un complot de vengeance contre la victime, qui aurait eu une liaison avec le petit ami d'Eunice Ilunga.

La victime a témoigné que les femmes ont fait irruption dans son appartement, l'ont frappée au visage et l'ont partiellement déshabillée. Les femmes l'auraient ensuite forcée à monter dans une voiture et l'ont conduite jusqu'à la maison de Safi Mahinja.

Eunice Ilunga a par la suite publié des images de l'agression sur les médias sociaux. La victime s'est effondrée en cour en racontant l'humiliation qu'elle a ressentie en voyant ces publications.

Des avocats pris au dépourvu

En octobre, la Couronne a convaincu le juge Robert Smith de la Cour supérieure qu'en raison de la gravité des crimes, la libération sous caution des trois femmes devrait être révoquée jusqu'à leur sentence en février.

Mais les avocats des femmes ont dit au juge avoir été pris au dépourvu par la demande de la Couronne et avoir besoin de temps pour présenter des arguments sur les raisons pour lesquelles elles devraient être libérées sous caution.

Le juge a rendu sa décision mercredi et a décidé de libérer deux de ces femmes, mais a gardé Eunice Ilunga derrière les barreaux.

L'audience de détermination de la peine est prévue le 13 février 2020.

Avec les informations de CBC

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