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La maltraitance des enfants nord-côtiers sous la loupe

une main d'enfant

Les facteurs de risque de la maltraitance des enfants nord-côtiers était sous la loupe lors d'un colloque à Sept-Îles.

Photo : iStock / Julia Savchenko

Radio-Canada

Avec l’objectif de trouver des solutions pour enrayer la maltraitance chez les jeunes Nord-Côtiers, le colloque La Côte-Nord unie, en action pour ses tout-petits a réuni 120 participants à Sept-Îles.

Les jeunes nord-côtiers sont plus vulnérables à la maltraitance, car ils sont davantage exposés à certains facteurs de risque, a mis de l’avant le projet l'Observatoire des tout-petits pendant l'événement.

Assistance du colloque.

Le colloque « La Côte-Nord unie en action pour ses tout-petits » a eu lieu au Centre des congrès de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

L'âge des mères au moment de la naissance d'un enfant serait plus bas dans la région et le salaire moins élevé que la moyenne québécoise. Les conditions de logement seraient également plus difficiles pour les jeunes Nord-Côtiers, explique la directrice de l’Observatoire des tout-petits, Fannie Dagenais.

On sait qu’il y a une plus grande proportion [sur la Côte-Nord] que dans le reste du Québec, de tout-petits qui est dans des logements qui nécessitent des réparations majeures

Fannie Dagenais, directrice de l’Observatoire des tout-petits

L’impact du navettage

La Côte-Nord détiendrait également une plus grande proportion de mères monoparentales qu'ailleurs au Québec. Ne faisant pas partie de cette statistique, les mères vivant avec un partenaire faisant du navettage - fly-in, fly-out - pour le travail, seraient aussi dans une situation plus à risque. Il y a des mamans qui ne sont pas nécessairement représentées dans cette donnée-là, mais qui sont en quelque sorte monoparentales à certains moments dans l'année, quand leur mari est parti à l'extérieur, explique Mme Dagenais.

Madame Dagenais au Centre des congrès de Sept-Îles.

Fannie Dagenais est la directrice de l’Observatoire des tout-petits.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De solutions adaptées aux particularités locales

Les solutions proposées varient selon les réalités locales. À Ekuanitshit, il y aurait eu 84 signalements à la Direction de la protection de la jeunesse au cours de la dernière année selon le chef Jean-Charles Piétacho. Préoccupé par la situation, le chef d’Ekuanitshit explique que des projets sont en marche dans sa communauté.

La mise en place d'infrastructure locale est au cœur de la solution, pense M. Piétacho. La maison de répit, ce serait une solution. Mais à long terme si le problème persiste, on pensait à des lieux donnés qu'on a dans le nutshimit, dans notre territoire, qui permettrait à des familles de se reprendre en main et emmener les enfants. La solution qu'on pense c'est l'accès au territoire à travers d'infrastructures qu'on est en train de mettre en place, affirme le chef.

Le chef dans la salle du colloque.

Jean-Charles Piétacho a participé au colloque.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Selon un rapport publié en 2017, le taux de maltraitance envers les 0–5 ans est trois fois plus élevé sur la Côte-Nord qu'ailleurs au Québec

Avec les informations de Marc-Antoine Mageau

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