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Une mère endeuillée presse un comité sur l'intimidation à consulter les familles

Shari-Ann Selvey assise dans l'assistance essuie une larme avec la main.

Shari-Ann Selvey, la mère de Devan, essuie des larmes lors de la réunion du conseil scolaire, le 28 octobre.

Photo : CBC/Dan Taekema

Radio-Canada

La mère de Devan Selvey, qui a été poignardé à l'extérieur de son école secondaire à Hamilton par un autre élève, exhorte le groupe de travail — chargé d'examiner comment le conseil scolaire public anglais Hamilton-Wentforth doit faire face à l'intimidation — à parler aux parents et aux élèves qui sont victimes de ces expériences.

Shari-Ann Selvey a publié une déclaration après que le Conseil scolaire du district de Hamilton-Wentworth (HWDSB) eut nommé les membres du groupe qui mèneront un examen indépendant de la façon dont le conseil gère l'intimidation, en matière de prévention et d'intervention.

La décision de former ce comité est survenue après la mort de son fils, le 7 octobre.

Portrait de Devan Bracci-Selvey et sa mère sur une commode.

Devan Bracci-Selvey a été poignardé à mort près de son école secondaire à Hamilton.

Photo : CBC

Le psychiatre pour enfants Jean Clinton, l’ancienne directrice de l'exploitation au service des sciences de la santé de Hamilton Brenda Flaherty et l'ancien professeur de l'Université McMaster Gary Warner ont été nommés pour former le groupe de travail.

Dans une déclaration commune avec Keven Ellis, fondateur de la 999e légion pour les droits de l'enfant, qui œuvre pour aider les parents et les enfants victimes d'intimidation, Shari-Ann Selvey a déclaré que le dialogue avec les personnes victimes d'intimidation devrait être à l’avant-plan.

Aucun autre parent, aucune autre famille ne devrait avoir à vivre le chagrin et la douleur que notre famille traverse en ce moment.

Shari-Ann Selvey

Il faut absolument mettre en place un mécanisme permettant aux parents et aux élèves de se présenter devant le comité pour exprimer leurs frustrations vis-à-vis des enseignants, des directeurs d’école et des administrateurs scolaires qui omettent de traiter de manière significative les problèmes d’intimidation, école par école, problème par problème, a déclaré Keven Ellis.

La mère de Devan espère que cet examen soulagera les familles.

C’est incroyable qu'il ait fallu la mort de Devan pour que le conseil scolaire de Hamilton agisse enfin, une fois pour toutes, afin de mettre fin à l'intimidation dans les écoles, a déploré Shari-Ann Selvey.

Une foule importante participe à une veillée à la chandelle.

Des centaines de personnes avaient assisté à un rassemblement organisé à la mémoire de Devan Bracci-Selvey en octobre.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

La présidente du conseil scolaire, Alex Johnstone, a déclaré que le groupe d'experts élargirait son réseau afin de nouer le dialogue avec la communauté. Les membres du groupe de travail rassembleront des expériences vécues et des recommandations, notamment de la part des élèves eux-mêmes, a-t-elle expliqué.

Nous voulons entendre tout le monde, a-t-elle assuré. Nous voulons entendre les élèves, les parents, le personnel et la communauté au sens large.

L'institut KOJO, une société de conseil composée d’experts dans divers domaines, notamment l’équité, les droits de l’homme et la lutte contre le racisme, se joindra également au groupe de travail.

Ils seront assistés par quatre conseillers et experts en intimidation, en santé mentale et en éducation spécialisée, dont Barry Finlay, ancien directeur de l'éducation de l'enfance en difficulté de l'Ontario, Debra J. Pepler, professeure émérite de psychologie à l'Université York, Kathy Short, psychologue clinicienne pour enfants et directrice générale de santé mentale en milieu scolaire Ontario, Tracy Vaillancourt, titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau un sur la prévention de la santé mentale en milieu scolaire dans les écoles à l'Université d'Ottawa.

Alex Johnstone a expliqué qu'il était important de disposer d'un groupe d'experts indépendants afin de préserver l'intégrité du travail et de faire en sorte que la communauté soit entendue.

Toutes les personnes sont basées à Hamilton, elles sont toutes hautement qualifiées et ont toutes une expérience professionnelle diversifiée en dehors de l'éducation, a-t-elle déclaré. Les administrateurs et le conseil savent combien il est important que ce travail soit bien fait.

Leur rapport devrait être achevé et communiqué au conseil scolaire et au public en mai 2020.

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Toronto

Éducation